Documents du RIC

Cette rubrique rassemble des textes et des études rédigées par les membres du Conseil Scientifique du Réseau Intelligence de la Complexité (MCX-APC), documents dont la portée est dans l'ensemble générale et épistémique: il s'agit d'aviver notre Intelligence Collective de la Complexité en "restituant aux phénomènes toutes leurs solidarités", en contribuant à la permanente régénération de nos cultures civilisantes.

 

(Cahier Blanc 2016 B3) (Actes Conseil scientifique, )

Durant l'année  2016 la Société des Ingénieurs et Scientifiques de France –IESF– a organisé une réflexion (en 13 groupes de travail) autour du thème général « Relever les défis d'une économie prospère et responsable ». Deux de ces groupes de travail étaient explicitement centrés sur les défis de la complexité : Groupes D2 et B3  auxquels  Dominique Genelot a activement participé puis a contribué à la rédaction des chapitres de synthèse. Nous reprenons ici le rapport du Groupe « La responsabilité éthique de l'ingénieur dans les systèmes complexes » (§ B3) en remerciant le Président de l’IESF de nous autoriser à le publier sur le site du Réseau.

(Cahier Blanc 2016 D2) (Actes Conseil scientifique, )

Durant l'année  2016 la Société des Ingénieurs et Scientifiques de France –IESF– a organisé une réflexion (en 13 groupes de travail) autour du thème général « Relever les défis d'une économie prospère et responsable ». Deux de ces groupes de travail étaient explicitement entrés sur les défis de la complexité : Groupes D2 et B3  auxquels  Dominique Genelot a activement participé puis a contribué à la rédaction des chapitres de synthèse. Nous reprenons ici le rapport du Groupe « Repenser la formation des ingénieurs pour répondre au défi de la complexité » (§ D2), en remerciant le Président de l’IESF de nous autoriser à le publier sur le site du Réseau.  

(Actes Conseil scientifique, )

« Voilà une bonne nouvelle : Le monde dans lequel nous vivons est le monde de l’incertain, de l’aléatoire, de la complexité. »  C’est par cette provocation apparente que Dominique Genelot nous invite à exercer notre liberté, inventer et construire notre destin. … Dans   cette incertitude, toute décision, toute action est un pari. Tant d’imprévus et de bifurcations vont bouleverser le cours des choses ! … L’issue n’est jamais certaine. L’avenir est un espace de possibilités… Autrement dit, il nous faut comprendre comment l’on pense – c’est le versant épistémologique – pour décider en conscience comment vivre – c’est le versant éthique ; Ne pouvons nous alors réfléchir à ce qui est en jeu, et qui engage notre responsabilité et sur ce que sont les enjeux éthiques qui engagent les pour quoi faire let faire ensemble. Réflexion enracinée dans l’expérience à laquelle nous invite Dominique Genelot par ce bref article présentée lors d’une des Tables Rondes du récent Congrès Mondial de la Complexité. 

(Actes Conseil scientifique, )

Si l’on accorde quelque importance à l’argument de Paul Valéry « La pensée du moyen pour construire devient le moyen de penser », on peut se demander si la visualisation de données et d’informations à partir des techniques classiques « charts, maps, and diagrams » ne contraint pas notre façon de percevoir/comprendre le monde. L’idée d'une science universelle au XVIIe et XVIIIe siècle conçue sur le modèle des mathématiques, a conduit à nous restreindre à « faire parler les chiffres » et la visualisation est devenu un résumé visuel - graphique de données statistiques. Grace au développement des capacités des machines informatiques, la visualisation - permettant l’exploration de modélisations des phénomènes par actions et interactions - peut être utilisée pour rendre plus explicite et intelligible raisonnements et représentations des processus non linéaires, auto-organisés, distribués, sans contrôle central, ouvert, en interaction  …

Edito N.80 (Editorial, )

Le développement actuel de nos sociétés traversées par des situations d'une extrême complexité et l'évolution même du processus général de production des connaissances qui de plus en plus réunit des savoirs jusqu'ici jugés totalement hétérogènes l'un à l'autre, nécessitent de travailler à de nouvelles intelligibilités pour comprendre/agir ce monde. L’interdépendance des enjeux implique des solutions systémiques correspondantes, c’est à dire qui ne résolvent aucun problème pris isolément, mais les abordent dans le contexte des autres problèmes qui leurs sont associés. Sommes-nous préparés à faire ces liens, à prendre en compte les interrelations de nos principaux problèmes sociétaux ?

(Document APC, )

Peu après avoir publié l’entretien que nous avons repris  sur le Site du Réseau sous le titre  « Le transhumanisme risque d’être un sous-humanisme. … », Edgar Morin a eu l’occasion de renouveler notre attention en en soulignant à la fois ce que sont les enjeux que  autant que ce qui en en jeu dans et par l’aventure de l’humanité. Dans un nouvel article que publie Le Monde, page Débats, du 9 nov. 2016. Article introduit par une interpellation d’ouverture : « Le catastrophisme et le transhumanisme constituent les deux futurs antagonistes de notre humanité. Mais puisque la révolution transhumaniste est gangrenée par des leurres majeurs, ne tombons pas naïvement dans les illusions de « l'homme augmenté ». Ce qui incite Edgar MORIN à nous inviter à en  appeler au projet de l’Homme amélioré plutôt qu’à ce celui de l’homme augmenté.

(Actes Conseil scientifique, )

Sous le titre ‘Gare au sous humanisme’, le journal Le Point reprend (sous la forme d’un entretien avec Jérôme Cordelier), le texte d’une Intervention d’Edgar MORIN invité au Forum FUTURAPOLIS  d’octobre 2016 : « Le transhumanisme risque d’être un sous-humanisme. … nous entrainant vers« l’algorithmisation » de la société. …  Mais un sursaut est possible si nous sortons de la pensée immédiate, compartimentée, binaire, et si … »
Nous remercions Edgar Morin et la rédaction du  Journal de nous autoriser à reprendre cette stimulante contribution à nos réflexions contemporaines sur le thème: « Gouvernance algorithmique, gouvernance territoriale, Quels enjeux, quelles vigilances ? » (RENCONTRE  VIGILANCE EPISTEMIQUE ET CITOYENNE, 2016 du 25 novembre.

(Actes Conseil scientifique, )

"… Mettre en avant la pensée complexe devient alors un défi à l’orthodoxie scientifique et interroge les pratiques courantes de recherche et d’études. Recherchant surtout des causalités et des régularités, ces pratiques ne disposent pas de concepts – en particulier le concept de propriété émergente - permettant de donner du sens à des situations d'instabilité, d’ambiguïté, de contingence, alors que les praticiens se trouvent confrontés en permanence à ces phénomènes..." 

(Veille en reliance, )
Penser un monde nouveau (Document APC, )

Ndlr. C’est ce nouvel appel d’Edgar MORIN à une éducation à la compréhension d’autrui et du monde qui nous incite à reprendre ici ce texte récent. : « L’Appel à la nouvelle civilisation demande une éducation où serait enseignée la connaissance complexe, qui, percevant les aspects multiples, parfois contradictoires d’un même phénomène ou même individu, permet une meilleure compréhension d’autrui et du monde. La compréhension d’autrui serait elle-même enseignée de façon à réduire cette peste psychique qu’est l’incompréhension, présente en une même famille, un même atelier, un même bureau. Y seraient enseignées les difficultés de la connaissance, qui comporte un risque permanent d’erreurs et d’illusions; y serait enseignée la complexité humaine »