Documents du RIC

Cette rubrique rassemble des textes et des études rédigées par les membres du Conseil Scientifique du Réseau Intelligence de la Complexité (MCX-APC), documents dont la portée est dans l'ensemble générale et épistémique: il s'agit d'aviver notre Intelligence Collective de la Complexité en "restituant aux phénomènes toutes leurs solidarités", en contribuant à la permanente régénération de nos cultures civilisantes.

 

(Actes Conseil scientifique, )
L’acte de nommer et de catégoriser présuppose la possibilité de comprendre et de penser les choses en fonction d’un cadre de référence, lui-même résultat d’une construction souvent implicite, mais qui cependant oriente notre conception du monde. On peut s’interroger si nos façons de parler – nos si pratiques expressions et catégorisations toutes faites de notre langage professionnel et/ou quotidien – n’orientent pas nos façons de penser. Qu’implique donc du côté du langage – et de nos cognitions – l’adoption du paradigme de la complexité ?

 

(Actes Conseil scientifique, )

Cet article revient sur les questions posées dans un document publié précédemment en introduisant les éléments conceptuels de l’architecturologie pouvant éclairer la relation systémique entre conception, espace et échelles. Ce dernier mot y est cette fois pluralisé et entendu dans une acception architecturologique. Il complexifie ainsi et élargit les significations sous-jacentes de l’expression convenue de “changement d’échelle”.

(Les introuvables de H.A Simon, )

NDLR : Cette incitation au renouvellement de la théorie de la connaissance a suscité par ce redéploiement théorique, du concept analytique de ‘Structure de la Connaissance de l’Objet’ au concept systémique d’Organisation de la Connaissance du Processus, enchevêtrement d’interrelations téléo-fonctionnelles. ; On peut ainsi récursivement rendre compte de l‘enrichissement apporté par cette réorganisation conceptuelle à la mise en oeuvre des problématisations développées au sein des systèmes perçus dans leur irréductible complexité dés lorsque l’on ouvre l’éventail critique des usages de la raison humaine s’exerçant à l’Intelligence de la Complexité en situation. (Un autre nom pour ’La Pensée Complexe);Ce type d’exercice avait été expérimenté et interprété dès 1962 par HA Simon qui le publia sous le titre ’The Architecture of Complexity’ dans les ‘Proceedings of the American Philosophical Society, (106, p.467-482)’. On peut aisément le lire aujourd’hui puisque cet article fut repris in-extenso et sans modification en dernier chapitre les éditions successives – de ‘The Sciences of the Artificial’ : 1969, chapitre 4 ; 1981 Chapitre 7 ; puis 1996, chapitre 8. Ces trois éditions furent traduites et éditées en français, la derniere dans la collection Folio-Essais -Gallimard.Le dernier chapitre (N° 8) toujours intitulé L’Architecture de la Complexité de cette édition est ainsi aisément accessible aux lecteurs francophones (p 319 – 371); Il apparait alors comme un article de conclusion de « Les sciences de l’artificiel » dont on peut ici extraire l’avant dernier § intitulé ‘ « Les descriptions des états et les descriptions des processus » (6 pages) suivi du Résumé & Conclusion générale intitulé « La Description de le Complexité), (2 pages)Il s’avère possible de mettre ces 8 pages en accès ouvert en le publiant dans la rubrique document du Site du Réseau Intelligence de la Complexité sous ce titre, (avec nos remerciements à l’éditeur), ce qui permet de problématiser plus largement que l’on peut le faire dans cet éditorial, la dialogique des descriptions critiques des Etats et des Processus

(Document d'atelier, )

« En prenant tacitement ‘la question des frontières de (ou par ?) l’épistémologie’ dans son sens contemporain de revendication sociétale des priorités à accorder enfin à l’inter et à la trans disciplinarité dans l’organisation collective du Système des sciences, en abolissant enfin l’insupportable frontière entre « Les Deux Cultures (1) », prendrions-nous le risque de nous ramener au problème précèdent ? Les capacités cognitives des humains étant limitées, on peut redessiner les frontières, mais on ne peut supporter un syncrétisme qui ferait des connaissances humaines une ‘bouillie pour les chats’.
         L’exercice pourtant mérite d’être tenté s’il éclaire une autre face de la question : Que les frontières entre les connaissances ou les sciences, ou les disciplines, ou les champs disciplinaires, soient endogènes ou exogènes à l’épistémologie celle-ci se veut et se doit d’être considérée comme un champ de connaissances identifiables, enseignables et passibles de transformations au fil des interprétations des expériences qu’elle suscite. La question devient alors : dans quelles frontières est-elle elle-même insérée ?... ».

(1) : Les Deux Cultures, 1958,  Essai de C.P. Snow mettant en valeur la quasi incommunicabilité entre les tenants des deux cultures : Culture scientifique et Cultures des humanités. L’image s’est atténuée peu à peu pour devenir celle des sciences dures cohabitant avec les sciences douces -ou molles.

(Document d'atelier, )

La critique est classique : à trop complexifier, on se trouve bien incapable de décider donc d’agir. Une synthèse éloquente de cette idée pourrait se trouver dans ce propos de l’écrivain et philosophe Paul Valéry  (1941):« Ce qui est simple est toujours faux. Ce qui ne l’est pas est inutilisable »....Dans ce face-à-face avec la complexité, il s’agit de refuser l’esquive au profit de la compréhension ; il s’agit de refuser l’illusion simplificatrice et rassurante au profit d’une pensée complexe plus déstabilisante. Cela nécessite donc au moins deux prérequis. Le premier est d’accorder une certaine valeur aux connaissances descriptives qui permettent de comprendre. Le second est d’inscrire ces connaissances dans un horizon bien défini : celui, exprimé négativement, de la lutte contre l’erreur et l’illusion...

(Document d'atelier, )

Ndlr.    Avons-nous assez apprivoisé la théorie du Cygne noir ? Question qui prend à contre-pied nos manières de penser lorsque nous déterminons la plupart de nos comportements en particulier afin de prévoir ‘rationnellement’ les évolutions des contextes des situations dans lesquelles nous intervenons ?
            L’occurrence d’un évènement à la fois rare, possèdent un impact dévastateur et tenu pour rétrospectivement (et non prospectivement) prévisible tel que la pandémie de COVID-19 ne nous donne-t-il pas l’occasion d’apprivoiser cette théorie insolite qui remet en question notre fréquente addiction aux certitudes y compris celles qui relèvent de la modélisation mathématique ?

(Document d'atelier, )

Le confinement (non moins que le déconfinement) aura créé des situations problématiques qui ne semblent guère problématisées : il semble que les problèmes qu'ils posent... ne sont pas posés ! Conception, Espace, Echelles, les trois notes de cet article tentent de les aborder, sans pour autant que la complexité de leurs relations éventuelles soient ici plus qu'esquissées.