Notes de lecture

Les notes de lecture sont établies par les membres du Réseau Intelligence de la Complexité.

Que vaut un livre?
"... Un livre vaut à mes yeux par le nombre et la nouveauté des problèmes qu'il crée, anime ou ranime dans ma pensée... J'attends de mes lectures qu'elles me produisent de ces remarques, de ces réflexions, de ces arrêts subits qui suspendent le regard, illuminent des perspectives et réveillent tout à coup notre curiosité profonde..."
P. Valéry (Variété V), O.C. Pléiade I (p. 871)


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Note de lecture par DÉPOUES Vivian
« Bien que chacun puisse à présent se procurer le texte, ce Manifesto « Agir et Penser en Complexité » reste avant tout un livre qui voyage, se recommande, se passe. Et il est donc particulièrement intéressant d’observer comment il essaime.. Ceux qui le lisent et s’y retrouvent ont envie d’inviter à sa lecture ceux se confrontent à un même type d’expériences, semblent partager une même impression : « goûte, ça te fera du bien ! …. … C’est le sentiment que les recettes toutes faites ne permettent pas de s’en sortir dans des situations où les enjeux, les personnalités, les facteurs s’entremêlent. C’est le constat que les raccourcis ne mènent qu’à des impasses, la multiplication des « en même temps » dont on ne sait pas quoi faire. C’est le besoin de réconcilier des choses qui paraissent opposées, de sortir de silos trop étroits. C’est aussi l’intuition d’un frémissement, la découverte enthousiaste du bouillonnement des « innombrables mouvements régénérateurs dans les campagnes, les quartiers, un peu partout dans le pays, mais [qui] sont isolés, dispersés », pour reprendre le constat d’Edgar Morin (Pour une Politique de Civilisation, 2002). … »
Note de lecture par BOUDON Philippe
Comment concevoir le Grand Paris ? Cette question a suscité une vaste littérature dans laquelle se sont associés géographes urbains, architectes, urbanistes, économistes et autres représentants de disciplines diverses, sociologie ou écologie par exemple. On ne s’est guère posé la question de ce que conception voulait dire. La distinction entre analyse et conception reste l’impensé de démarches qui ont associé diversement des représentants de l’analyse, au sein desquels on peut situer les géographes, et ceux de la conception – mais ils disent plutôt projet – parmi lesquels se rangent les architectes. Or l’association de représentants des sciences humaines dans des équipes dirigées par des architectes a suscité de vives réactions, même si, finalement, des chercheurs se sont associés à ces équipes, sans être conscients du problème épistémologique que posait la conjonction au sein de telles équipes, de deux modes de pensée qu’il conviendrait de distinguer, analyse d’un côté, conception de l’autre