Bibliothèque et notes de lecture du RIC

Par CALAME Pierre

En 1755, l’Encyclopédie jette un « o » à la poubelle : ce qui s’appelait jusque-là « œconomie » devient « économie ». En perdant son « o », l’économie perd aussi progressivement la mémoire de son sens premier (oïkos, maison, nomos, loi), et s’autonomise de la gestion du reste de la société jusqu’à présenter les lois qu’elle énonce comme des lois naturelles auxquelles on ne peut que souscrire. Mais aujourd’hui, l’humanité est confrontée à une exigence pressante : assurer le bien-être de tous dans le respect des limites de la planète. Un retour à l’œconomie peut permettre de concilier les nécessités économiques avec le fait incontournable que les ressources naturelles sont limitées, et c’est l’objet de ce petit traité.

Editions E-C-L Mayer, 2018 ; ISBN : 978-2-84377-216-0, 191 pages

Par Welcome Complexity

« Et si la complexité était un monde à découvrir ? Et si, loin d'être ce qui nous met en échec, la complexité était une invitation à découvrir la profondeur, l'étendue et la densité du monde ? Et si nous entrions résolument et avec confiance dans un inconnu porteur de promesses ?

Ed Welcome Complexity ; Première édition préliminaire, 2017, ISBN-13: 978-9811149146, 188 p.

Autour du « projet de technologie générale » de Johann BECKMANN

Par HILAIRE-PEREZ Liliane, CARNINO Guillaume, HOOCK Jochen
Dans Entwurf der algemeinen Technologie (1806), Johann Beckmann propose une science nouvelle, la technologie générale, qui classe les activités humaines par opérations. Maintes fois cité et jamais traduit, il fallait rendre disponible en français ce texte essentiel qui a ouvert la voie à une compréhension générale de l’action et à la philosophie des techniques.

Traduction de Entwurf der Algemeinen Technologie’ (1806)/. Dir. Liliane Hilaire-Perez  Guillaume Carnino, Jochen Hoock. Ed. .Presses Universitaires de Rennes, 2017, ISBN 13 978-2-7535-5913-4,  237  pages

Par MORIN Edgar

Recueil d'articles d E. MORIN consacrés au cinéma. Ces textes mettent en lumière sa conception du cinéma et la portée de sa pensée sur les théoriciens de la communication, de l'inter culturalité et les critiques de cinéma. « … En tension entre technique et magie, art et industrie, standardisation et créativité, individus et communautés, sa théorie filmique fait du spectateur le socle mouvant d'une expérience concrète du temps et de l'histoire. … »

Colligé et présenté par : Monique PEYRIERE, Chiara SIMONIGH.
Éditeur Nouveau Monde éditions, collection Cinéma,  mars 2018 , 617 pages
 ISBN-10 2369422068 ISBN-13 97823617 pages 69422068

Urbanisme, complexité, incertitude

Par MARTOUZET Denis
Ce livre est une contribution à une théorie du projet, saisi comme processus, reposant essentiellement sur sa structure, sur le plan temporel comme sur le plan organisationnel.

PRESSES UNIVERSITAIRES FRANCOIS RABELAIS, /2018,
ISBN 13 : 9782869064959, 427 pages

Par BURGEL Guy

Éditions de l’Aube, 2017, ISBN 978-2-8159-2050-6  144 p.

Roman

Par MORIN Edgar
« … Les dernières lignes du roman, suggèrent l’instant fugace où ‘se perçoit l’entrelacs de la poésie du rêve et la prose du quotidien, qui devient peut-être aussi celui où la connaissance devient mystère et le mystère devient connaissance « …Il l eut le sentiment inouï que sa mère se faisait Lune, abandonnait la terre pour le protéger du ciel. Il regarda la lune avec adoration. La Mère était partie à jamais ; Il serait à jamais à jamais son orphelin, mais elle sera pour toujours sa Déesse. » (p 180) Ne peut-on ici citer aussi une des dernières phrases de « l’Homme et la Mort » (1 « La mort s’enracine dans le mystère qui est à la fois celui de la matière et celui de la vie » et en rouvrant « Connaissance Ignorance, Mystère » (mars 2017) que l’Île de Luna‘ qui parait quelques semaines après ?. Le lien devient reliant, reliant toujours le roman et le traité, le poétique et le prosaïque, le rêve et la quotidienneté. Peut-être alors pourrons-nous lire ce roman en l’entendant comme un Oratorio, une musique de la vie ? Françoise Bianchi a eu la chance de travailler sur le tapuscrit original et complet de ce récit, L’Ile de la mort’, qui date de 1948, et dont le titre renvoie au tableau de Böcklin dont la contemplation dans une galerie ouvre la scène.. Elle n’anticipait pas alors que ce manuscrit allait devenir n roman publié entrainé peut-être par un subreptice glissement de son titre; ‘l’Île de la mort’ devenant’ L’Île de Luna’