Ecole : changer de capContribution à une éducation humanisante

Note de lecture par TARPINIAN Armen

Ndlr : pourquoi ne pas reprendre ici en guise ne note de lecture la première page de la conclusion qu’Armen Tarpinian propose à ses lecteurs ? Nous le remercions de son accord pour la reprendre ici et nous invitons les lecteurs à visitez les sites  de sa revue « Revue de psychologie de la motivation »   (dont le n° 41, 2006, est consacré au Thème ‘Education et Société’) et celui du Groupe Interaction TP-TS animé par Laurence Baranski, qui a fort bien coordonné les 30 chapitres de l’ouvrage Pour éclairer cette lecture et ce changement de cap … qui n’est pas seulement celui de l’Ecole  … d’un autre point de vue, également remarquablement documenté, on visitera aussi le site  ‘Les facteurs humains dans l’enseignement et la formation des adultesanimé par J Nimier *** Changer de cap ?  Le choix de ce titre ne s’est pas fait sans débat au sein de la Commission Education -TP-TS.             Certains craignaient que des professionnels, engagés corps et âme dans un métier qui reste pour une large part à réinventer, ou qui ont contribue depuis des décennies à des reformes- du l'institution n’éprouvent le sentiment que leurs actions fécondes y sont sous-estimées.             D'autres, comme Edgar Morin, soulignaient au contraire que ce titre n'exprimait pas assez radicalement la nécessite d'ancrer ï'école dans ses fondements anthropologiques ou, si l'on préfère, dans sa « mission d'humanisation » telle que cet ouvrage la propose et en indique des voies d'approche et des outils essentiels. Mission dont l'urgence devient criante à l'heure du « village planétaire », «. Ce n'est plus de cap qu’il faut changer, mais de navire ' » disait Edgar Morin, nous invitant à embarquer dans le paquebot Complexité munis, notamment, des Sept savoirs pour l'éducation du Futur (Seuil, 2000) et des fortes propositions contenues dans notre ouvrage collectif.             Savoir quelle humanité on veut et savoir quels chemins prendre pour s'en rapprocher constituent, en réalité, deux propositions qui se complètent. En lien avec de nombreux autres auteurs - de Montaigne et Rousseau qui nous ont livré leurs magnifiques intuitions, aux chercheurs d'aujourd'hui éclairés par les apports des sciences humaines - ce n'est peut-être pas trop surestimer cet ouvrage que de dire qu'il apporte des réponses éclairantes à ces deux questions fondamentales qui nous concernent tous...             Les thèmes qui y sont abordés mériteraient, pour le moins, d'être mis au programme des IUFM…. A Tarpinian