Les documents du R.I.C.

Cette rubrique rassemble des textes et des études rédigées par les membres du Conseil Scientifique du Réseau Intelligence de la Complexité (MCX-APC), documents dont la portée est dans l'ensemble générale et épistémique : Il s'agit d'aviver notre Intelligence Collective de la Complexité en " restituant aux phénomènes toutes leurs solidarités ", en contribuant à la permanente régénération de nos cultures civilisantes.

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  • On a retrouvé des extraits du manifeste perdu disparu il y a trois ans dans les eaux profondes du Web (05-04-2016) - Edito N.77
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis
    (Editorial)
  • Interdisciplinarité et stratégique scientifique frontières, déplacements et complexité (04-04-2016)
    Ecrit par : MEGIE Gérard et Al (Extraits mis en page par la rédaction)
    (Conseil Scientifique)
    « Un manifeste pour approcher dans des termes nouveaux la question de la complexité. Une  recherche en mouvement .  La société et la communauté des chercheurs partagent aujourd’hui un sentiment fort de vivre un moment de «révolution scientifique». Si ce sentiment accompagne de façon permanente la trajectoire de la recherche, l’accélération de la production des connaissances au cours du dernier siècle a contribué à l’imposer, non seulement dans le monde scientifique, mais aussi dans l’opinion. Nos sociétés sont d’autant plus convaincues que la science est une source puissante de changement que les grandes visions politiques d’une transformation du monde ne sont plus souveraines.  Ces mutations ont bien évidemment des implications pour la communauté scientifique  et pour la conduite de la recherche, dans la mesure où elles tendent - en plaçant le moteur de l’histoire du côté de la science et de la technologie – à nourrir un imaginaire social de la science conduisant au mythe d’une «société du risque zéro» qui se substituerait au mythe politique d’une «société parfaite». De ce fait, l’activité scientifique est aujourd’hui confrontée, en raison même de son propre développement, à l’ébranlement d’un certain nombre de repères et de catégories de classement qui organisaient, jusqu’à une date récente, la description qu’elle donnait d’elle-même. On peut, à très gros traits, identifier trois registres dans lesquels les distinctions classiques méritent d'être repensées. »
  • Projet d’établissement du CNRS de Février 2002 (04-04-2016)
    Ecrit par : CNRS
    (Conseil Scientifique)
    La suppression sur le site Documents d’orientation  du CNRS du fichier Projet d’établissement. Février 2002  (‘’Internet Explorer a réussi à se connecter au site Web, … mais n’est pas autorisé à afficher la page Web’),  ceci alors que ce projet d’établissement avait été explicitement approuvé par le Conseil du CNRS du 4 février 2002, le PV de cette séance faisant foi. Nous nous autorisons en conséquence à publier sur le site du Réseau le fichier de ce document que l’on avait dés l’origine télé-enregistré dans une ‘Bibliothèque’ personnelle. 
  • Le temps est venu de changer de civilisation (05-03-2016) - La culture n'est pas un luxe, elle nous permet de contextualiser au-delà du sillon qui devient ornière
    Ecrit par : MORIN Edgar
    (Atelier)
    « …La connaissance est aveugle quand elle est réduite à sa seule dimension quantitative, et quand l'économie comme l'entreprise sont envisagées dans une appréhension compartimentée. Or les cloisonnements imperméables les uns aux autres se sont imposés. La logique dominante étant utilitariste et court-termiste, on ne se ressource plus dans l'exploration de domaines, d'activités, de spécialités, de manières de penser autres que les siens, parce qu'a priori ils ne servent pas directement et immédiatement l'accomplissement de nos tâches alors qu'ils pourraient l'enrichir. La culture n'est pas un luxe, elle nous permet de contextualiser au-delà du sillon qui devient ornière. L'obligation d'être ultraperformant techniquement dans sa discipline a pour effet le repli sur cette discipline, la paupérisation des connaissances, et une inculture grandissante. On croit que la seule connaissance "valable" est celle de sa discipline, on pense que la notion de complexité, synonyme d'interactions et de rétroactions, n'est que bavardage. Faut-il s'étonner alors de la situation humaine et civilisationnelle de la planète ? Refuser les lucidités de la complexité, c'est s'exposer à la cécité face à la réalité.. … » (Extraits) Ndlr Nous remercions Edgard MORIN et la revue ‘Acteurs de l’Economie – La Tribune, en reprenant ici sur le site du Réseau Intelligence de la Complexité, cet important « entretien avec Edgar MORIN conduit par Denis LAFAY », publié avec de belles illustrations dans le numéro du 11 02 2016 de la Revue 
  • Nul ne naît fanatique (05-03-2016) - La possibilité d’erreur et d’illusion est dans la nature même de la connaissance
    Ecrit par : MORIN Edgar
    (Atelier)
    « NUL NE NAIT FANATIQUE : La possibilité d’erreur et d’illusion est dans la nature même de la connaissance » par Edgar MORIN, février 2016. Qu’est ce que La Connaissance ? Pouvons-nous enseigner des connaissances sans nous interroger sur ce que peut être La Connaissances, alors que nous reconnaissons les possibilités d’erreurs et d’illusions dans lesquelles nos connaissances peuvent s’enfermer ‘dans un systèmes clos et illusoire de perceptions et d’idées sur le monde extérieurs et sur soi même ?             Nul ne nait fanatique, alors comment se fait-il que les fanatismes de tous types se redéveloppent dans nos sociétés contemporaines alors que tous les développements des enseignements des connaissances sont devenus planétaires et se veulent tous humanisant,? En reconsidérant cette ancestrale question Edgar Morin nous invite à nouveau (notamment par cet article (publié par le journal Le Monde du 10 02 16) à un diagnostic qui nous concerne tous. Sommes-nous assez attentifs aux trois maux qui imprègnent encore trop souvent les connaissances que nous enseignons et actionnons, Réductionnisme, Manichéisme et Réification ?   Nous remercions Edgar Morin et la Rédaction du Monde de nous autoriser à reprendre ici cet article. (La présentation typographique est de notre rédaction).
  • Sur la sauvegarde de la maison commune « Pourquoi ne pouvons-nous pas nous arrêter pour y penser ? (12-01-2016) - Invitation à la lecture de la Lettre Encyclique LAUDATO SI du Pape FRANÇOIS Proposée par l’équipe d’animation du Réseau Intelligence de la Complexité
    Ecrit par : l'équipe d'animation du Réseau Intelligence de la Complexité
    (Conseil Scientifique)
    Le titre du premier chapitre de la Lettre du Pape FRANÇOIS « SUR LA SAUVEGARDE DE LA MAISON COMMUNE » introduit un diagnostic et propose un nouveau dialogue sur la façon dont nous construisons l’avenir de la planète qui vont légitimer l’appel exprimé à l’ouverture du 3° chapitre de LAUDATO-SI, La racine humaine de la crise écologique : « Pourquoi ne pouvons-nous pas nous arrêter pour y penser ? » (§ 101)  Invitation à concentrer la réflexion sur le paradigme technocratique dominant ainsi que sur la place de l’être humain et de son action dans le monde (La Technologie : Créativité et Pouvoir ; La Globalisation du Paradigme Technocratique ; Crise et Conséquences de l’Anthropocentrisme moderne,-§ 102 à 136).  Invitation à une réflexion que nous savons au cœur de la Veille collective, civique et épistémologique, du Réseau Intelligence de la Complexité. L’accès à cet Appel à la Sauvegarde de la Maison Commune, LAUDATO SI, (Appel providentiel et historique), étant aisé, nous pouvons reprendre ici sommairement quelques lignes de trois § de l’introduction qui rappellent l’intention générale et soulignent les principaux axes qui traversent toute l’Encyclique. (décembre 2015). 
  • Nous sommes dans l'itinérance (11-01-2016) - Edito N.76
    Ecrit par : MORIN Edgar
    (Editorial)
    « … Nous sommes dans l'itinérance. Nous ne sommes pas en marche sur un chemin balisé, nous ne sommes plus téléguidés par la loi du progrès, nous n'avons ni messie ni salut, nous cheminons dans nuit et brouillard. Ce n'est pas l'errance au hasard, encore qu'il y ait hasard et errance ; nous pouvons avoir aussi des idées-phares, des valeurs élues, une stratégie qui s'enrichit en se modifiant. Ce n'est pas seulement la marche à l'abattoir. Nous sommes poussés par nos aspirations, nous pouvons disposer de volonté et dé courage. L'itinérance se nourrit d'espérance. Mais c'est une espérance privée de récompense finale ; elle navigue dans l'océan de la désespérance. L'itinérance est vouée à l'ici-bas, c'est-à-dire au destin terrestre. Mais elle porte en même temps une recherche des au-delàs. Ce ne sont pas des « au-delà » hors du monde, ce sont les « au-delà » du Hic et nunc ; les « au-delà » de la misère et du malheur, les « au-delà» inconnus propres justement à l'aventure inconnue. … »
  • Retours d'expérience d'un "reflective practitionner" (12-12-2015)
    Ecrit par : MARLOT Michel
    (Atelier)
    Cet entretien avec notre ami Michel Marlot publié en octobre 2015 par la revue « Soldat du Feu. Le Magazine technique des sapeurs-pompiers »nous propose le témoignage d’une expérience de gouvernance d’organisations d’actions collectives très multi dimensionnelles et interdépendantes, non-linéaire ; Témoignage qui, éclaire bien des aspects de « L’Agir et Penser en Complexité »  sur le terrain.
  • Edgar Morin, le génie de la reliance (09-11-2015)
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis
    (Document APC)
    C’est la fréquence des questions portant sur la compréhension du concept français de « reliance » qui m’incite à reprendre ici l’interprétation que j’avais retenue en 2008, alors que le mot apparaissait de plus en plus fréquemment dans les échanges activés par les appels permanents à l’interdisciplinarité sous toutes ses formes (Inter-voire Trans-disciplinarité). Appels qui, pour se déployer appellent leur inscription et par là celle du concept de reliance au sein du Paradigme de la Complexité générale. Questions rendues plus légitimes encore par le risque de confusion entrainée par l’homonymie du mot ‘reliance’ en français avec le mot reliance en anglais, que l’on traduit usuellement par ‘confiance’. Il m’a semblé que l’examen de la genèse de concept encore récent que le langage s’approprie de plus en plus aisément depuis 1995, pouvait ici éclairer son entendement et son bon usage pour enrichir notre Intelligence de la Complexité
  • De la complexité on fait toujours et tout d’abord l’expérience de sa manifestation (04-10-2015) - Edito N.75
    Ecrit par : FLEURANCE Philippe
    (Editorial)
  • Pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien ? (31-05-2015)
    Ecrit par : BAREL Yves
    (Conseil Scientifique)
    « .. La complexité,  .... en attente de bricolage et de bricoleurs. » : Sans doute est-ce cet extrait de la dernière phrase de la  conférence qu’Yves Barel présenta initialement en avril 1989[1] que l’on doit l’attention  que ce texte provoqua dés sa parution ? Plus encore peut-être que son titre emprunté à la question fameuse de G W Leibniz, toujours interpellante trois siècles après la parution des  ‘Principes de la nature et de la grâce fondés en raison’ (1714), c’est l’interpretation qu’en propose Yves Barel qui retient l’attention : « S'il y a quelque chose, c'est qu'il y a de la complexité, donc du sens, ... ». Le paradoxe de la compréhension dans l’incompréhensible, ‘le jeu du sens’ ne va-t-il pas dés lors inciter à développer ‘deux outils de bases extraordinairement puissant : le symbole et la métaphore’ ? ... ‘La subtilité humaine déployée dans ce travail de bricolage n’est-elle pas prodigieuse ?’.

    [1]. Ndlr. Ce texte d’Yves BAREL († 1990) a fait l'objet d'une communication à la première Rencontre du Programme Modélisation de la Complexité (alors en formation),à Aix-en-Provence, le 1er juin 1989 (Programme mis en œuvre initialement par le Groupe de recherche en Adaptation, Systemique  et Complexité Economique, GRASCE, URA CNRS 934 – Université  d’Aix-Marseille); Il fut ensuite publié dans l’ouvrage « Système et Paradoxe, Autour de la pensée d’Yves Barel », 1993, éd. du Seuil, pp 197 – 208.  Le titre retenu par Y Barel est extrait du célèbre ‘Principe N° 7’ des ‘Principe de la Nature ..’ de Leibniz, principe  que l’on reproduit en annexe.
  • Nous sommes tous des concepteurs (31-05-2015) - Edito N. 74
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis
    (Editorial)
  • Paradoxe de la pédagogie, pédagogie du paradoxe (18-05-2015)
    Ecrit par : BAREL Yves
    (Atelier)
    Cet article d’Yves BAREL, rédigé avec le concours de sa Collègue Madame Nicole MITANCHEY, fut sans doute un de ses derniers écrits, peu après la parution deLe Paradoxe et le système : Essai sur le fantastique social. (On trouvera l’avant propos ici.) Il devait décéder le 18 octobre 1990, à Paris, la veille d’un colloque du CNRS auquel il se rendait. Cette contribution lui avait été demande pour un ‘Traité de Pédagogie’, ouvrage collectif alors en projet, projet que les éditeurs abandonnèrent ultérieurement. Si bien qu’il ne fut jamais publié. Nous remercions vivement Madame Nicole Mitanchey qui a pu retrouver le manuscrit et nous a autorisé à le reproduire.
  • Systémique et cognition (10-05-2015) - Sur l’émergence de deux ‘Nouvelles Sciences’ et la résurgence du Paradigme Épistémologique de la Complexité
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis
    (Conseil Scientifique)
    Si la quête des fondements de toute connaissance humaine conduit toujours à la quête décourageante des fondements de ces fondements, ne pouvons nous, raison gardant, nous attacher à originer la connaissance humaine ? : Autrement dit, rechercher les enracinements et les dynamismes producteurs de la connaissance humaine, nous rappellera Edgar Morin s’attachant à participer à l’aventure de la connaissance, ... aventure infinie. Explorer les racines, en s’intéressant à leurs formations, développements régénérations, de deux ‘Nouvelles Sciences’ qui souvent s’entrelacent, science des systèmes et science de la cognition, incite à une modeste exploration des traces encore aisément visibles du murissement épistémologique activé par ces deux nouvelles sciences qui n’étaient ni reconnues ni nommées avant 1950.             L’occasion d’une relecture d’un article rédigé en 1990 (publié en 1993 dans un recueil collectif sous le titre Systémique et Cognition) , a incité à reproduire ce manuscrit à l’intention des navigateurs visitant le site du Réseau Intelligence de la Complexité . Reconnaitre les premiers enracinements à partir desquels ont germés puis se déploient ces nouvelles sciences, n’est ce pas reconnaître aussi les transformations toujours en œuvres des terreaux épistémologiques et éthiques  qui ont permis leur émergence ? En se développant transversalement, elles contribuent si manifestement à  la résurgence du Paradigme Épistémologique de la Complexité.
  • Chronique de « La Théorie du Système Général, Théorie de la Modélisation » (10-05-2015)
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis
    (Conseil Scientifique)

    Cette Chronique insolite reprend une brève intervention de Jean-Louis’ Le Moigne présentée à l’occasion du Grand Débat MCX du 6 février 2014 ». Nous avions demandé à Jean-Louis d’éclairer sommairement la progressive formation contemporaine de la conception systémique des organisations par un bref exposé intitulé « Comment et pourquoi a été élaborée ‘La théorie du système général’ ? ». Il est apparu que ce ‘témoignage’ sur la genèse d’une théorie de la modélisation pouvait contribuer à l’intelligence de tous les types de systèmes complexes que nous rencontrons tous aujourd’hui, que l’on soit chercheur ou praticien. Aussi avons-nous demandé à JL Le Moigne de présenter son témoignage sous la forme usuelle d’un court article autonome. (D Genelot)