Les documents du R.I.C.

Cette rubrique rassemble des textes et des études rédigées par les membres du Conseil Scientifique du Réseau Intelligence de la Complexité (MCX-APC), documents dont la portée est dans l'ensemble générale et épistémique : Il s'agit d'aviver notre Intelligence Collective de la Complexité en " restituant aux phénomènes toutes leurs solidarités ", en contribuant à la permanente régénération de nos cultures civilisantes.

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  • PROBLÉMATISER, C’EST D’ABORD MODÉLISER en contextualisant et responsabilisant le modélisateur (19-11-2020) - Edito N.93
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis
    (Editorial)
  • Les descriptions des états et les descriptions des processus (12-11-2020)
    Ecrit par : SIMON Herbert A.
    (Les Introuvables)
    NDLR : Cette incitation au renouvellement de la théorie de la connaissance a suscité par ce redéploiement théorique, du concept analytique de ‘Structure de la Connaissance de l’Objet’ au concept systémique d’Organisation de la Connaissance du Processus, enchevêtrement d’interrelations téléo-fonctionnelles. ; On peut ainsi récursivement rendre compte de l‘enrichissement apporté par cette réorganisation conceptuelle à la mise en oeuvre des problématisations développées au sein des systèmes perçus dans leur irréductible complexité dés lorsque l’on ouvre l’éventail critique des usages de la raison humaine s’exerçant à l’Intelligence de la Complexité en situation. (Un autre nom pour ’La Pensée Complexe);
    Ce type d’exercice avait été expérimenté et interprété dès 1962 par HA Simon qui le publia sous le titre ’The Architecture of Complexity’ dans les ‘Proceedings of the American Philosophical Society, (106, p.467-482)’. On peut aisément le lire aujourd’hui puisque cet article fut repris in-extenso et sans modification en dernier chapitre les éditions successives – de ‘The Sciences of the Artificial’ : 1969, chapitre 4 ; 1981 Chapitre 7 ; puis 1996, chapitre 8. Ces trois éditions furent traduites et éditées en français, la derniere dans la collection Folio-Essais -Gallimard.
    Le dernier chapitre (N° 8) toujours intitulé L’Architecture de la Complexité de cette édition est ainsi aisément accessible aux lecteurs francophones (p 319 – 371); Il apparait alors comme un article de conclusion de « Les sciences de l’artificiel » dont on peut ici extraire l’avant dernier § intitulé ‘ « Les descriptions des états et les descriptions des processus » (6 pages) suivi du Résumé & Conclusion générale intitulé « La Description de le Complexité), (2 pages)
    Il s’avère possible de mettre ces 8 pages en accès ouvert en le publiant dans la rubrique document du Site du Réseau Intelligence de la Complexité sous ce titre, (avec nos remerciements à l’éditeur), ce qui permet de problématiser plus largement que l’on peut le faire dans cet éditorial, la dialogique des descriptions critiques des Etats et des Processus
  • PROBLEMATISER DEVIENT LE MAITRE MOT et enseigner à problématiser devient une mission essentielle de l’enseignement (07-07-2020) - Edito N. 92
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis
    (Editorial)
  • Epistémologie : Pourquoi la question des frontières ? (22-06-2020)
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis
    (Atelier)
    « En prenant tacitement ‘la question des frontières de (ou par ?) l’épistémologie’ dans son sens contemporain de revendication sociétale des priorités à accorder enfin à l’inter et à la trans disciplinarité dans l’organisation collective du Système des sciences, en abolissant enfin l’insupportable frontière entre « Les Deux Cultures (1) », prendrions-nous le risque de nous ramener au problème précèdent ? Les capacités cognitives des humains étant limitées, on peut redessiner les frontières, mais on ne peut supporter un syncrétisme qui ferait des connaissances humaines une ‘bouillie pour les chats’.          L’exercice pourtant mérite d’être tenté s’il éclaire une autre face de la question : Que les frontières entre les connaissances ou les sciences, ou les disciplines, ou les champs disciplinaires, soient endogènes ou exogènes à l’épistémologie celle-ci se veut et se doit d’être considérée comme un champ de connaissances identifiables, enseignables et passibles de transformations au fil des interprétations des expériences qu’elle suscite. La question devient alors : dans quelles frontières est-elle elle-même insérée ?... ».
    (1) : Les Deux Cultures, 1958,  Essai de C.P. Snow mettant en valeur la quasi incommunicabilité entre les tenants des deux cultures : Culture scientifique et Cultures des humanités. L’image s’est atténuée peu à peu pour devenir celle des sciences dures cohabitant avec les sciences douces -ou molles.
  • La complexité, une bonne excuse pour ne pas agir ? (02-06-2020)
    Ecrit par : BOUISS Ousama
    (Atelier)
    La critique est classique : à trop complexifier, on se trouve bien incapable de décider donc d’agir. Une synthèse éloquente de cette idée pourrait se trouver dans ce propos de l’écrivain et philosophe Paul Valéry  (1941):« Ce qui est simple est toujours faux. Ce qui ne l’est pas est inutilisable »....Dans ce face-à-face avec la complexité, il s’agit de refuser l’esquive au profit de la compréhension ; il s’agit de refuser l’illusion simplificatrice et rassurante au profit d’une pensée complexe plus déstabilisante. Cela nécessite donc au moins deux prérequis. Le premier est d’accorder une certaine valeur aux connaissances descriptives qui permettent de comprendre. Le second est d’inscrire ces connaissances dans un horizon bien défini : celui, exprimé négativement, de la lutte contre l’erreur et l’illusion...
  • Apprivoiser les cygnes noirs (24-05-2020)
    Ecrit par : VALLAT David
    (Atelier)

    Ndlr.    Avons-nous assez apprivoisé la théorie du Cygne noir ? Question qui prend à contre-pied nos manières de penser lorsque nous déterminons la plupart de nos comportements en particulier afin de prévoir ‘rationnellement’ les évolutions des contextes des situations dans lesquelles nous intervenons ?

                L’occurrence d’un évènement à la fois rare, possèdent un impact dévastateur et tenu pour rétrospectivement (et non prospectivement) prévisible tel que la pandémie de COVID-19 ne nous donne-t-il pas l’occasion d’apprivoiser cette théorie insolite qui remet en question notre fréquente addiction aux certitudes y compris celles qui relèvent de la modélisation mathématique ?

  • Entre analyse et décision. Conception, espace, échelle (22-05-2020)
    Ecrit par : BOUDON Philippe
    (Atelier)
    Le confinement (non moins que le déconfinement) aura créé des situations problématiques qui ne semblent guère problématisées : il semble que les problèmes qu'ils posent... ne sont pas posés ! Conception, Espace, Echelles, les trois notes de cet article tentent de les aborder, sans pour autant que la complexité de leurs relations éventuelles soient ici plus qu'esquissées.
  • CES MOTS QUI NOUS MENENT : Faire l'expérience de l’incomplétude des mots usuels qui sous-tendent l’intelligibilité de l’expérience pour explorer le champ des pensables (13-03-2020) - Edito N.91
    Ecrit par : FLEURANCE Philippe
    (Editorial)
  • L’idée de système dans les sciences sociales (1976) (23-02-2020)
    Ecrit par : BAREL Yves
    (Conseil Scientifique)
     Yves BAREL disparu prématurément fin 1990 fut certainement un des penseurs pionniers  du renouvellement des sciences de l’homme et de la société s’entendant dans leur irréductible complexité. : ‘Il s’agit d’éviter l’enfermement de l’analyse d’un système dans la systématisation.’  Ses ouvrages sont toujours d’une très grande pertinence pour renouveler  la pensée active de la complexité, en particulier de « Prospective et analyse de systèmes » (1971) à « Le Paradoxe et le Système » (1979 puis 1989) en passant par « La Quête du Sens : Comment l’Esprit vient à la Cité »  (en 1987 puis e-book en 2015). Un concours de circonstances nous a permis de retrouver un article d’Yves Barel proposant dés 1975 une interprétation réfléchie de la théorie de la « Modélisation  Systémique » et proposant une alternative argumentée aux formalismes de la « Systems analysis » qui s’était développée aux USA et qui commençait à se développer en France et en  Europe (développement, qui se poursuit depuis sous les labels  ’Analyse – ou Approche  - Systèmes ou Analyse Systémique’ accompagnant les offres de service de type ‘problem solving’ notamment en informatisation - digitalisation. On verra qu’elle s’avéré toujours d’une prégnante actualité. Osons dire : Hélas.
  • Pour une raison ouverte (10-12-2019) - Edito Numéro 90
    Ecrit par : MORIN Edgar
    (Editorial)
  • La conception des processus : une responsabilité éthique et épistémique (17-11-2019)
    Ecrit par : GENELOT Dominique
    (Conseil Scientifique)
    Ce texte a été publié initialement dans le N°16 (sept 2019) de Transversus, la revue du Club des Pilotes de Processus, sous le titre « Conception des processus : les nouveaux rôles des pilotes ».  Transversus nous a donné aimablement son accord pour le reprendre sur notre site, avec quelques aménagements mineurs. La prise de conscience de la façon dont nous pensons, « le travail épistémologique » est indispensable. On apprend bien les bases théoriques de la mécanique, de la thermodynamique, de l’électricité, de l’informatique, du droit. Alors, après tout, pourquoi ne pas faire l’effort d’apprendre aussi les concepts de base de l’épistémologie ? On entend souvent dire : « il faut changer de logiciel ! ». Cette métaphore informatique trompeuse : il ne s’agit pas d’un simple changement de programme, ni de système d’exploitation, il s’agit de concevoir une vision renouvelante du travail intellectuel intégrant la complexité … pour illustrer ce qu’est un changement de paradigme. Accepter et comprendre la complexité et faire connaissance avec le paradigme épistémique de référence est une démarche très concrète, s’appuyant sur l’expérience que chacun fait de la complexité au quotidien. La personne qui s’intéresse à ce sujet s’aperçoit très rapidement que la pensée est provoquée par l’action, que « agir » et « penser » se construisent l’un par l’autre dans une relation récursive. Finalement ce travail n’est pas un travail théorique, mais principalement une réflexion sur l’action, dans l’action et par l’action.
  • Sur les processus de conception : Formulation, recherche exploratoire, et traitement des problèmes de conception (23-10-2019) - 11° Introuvable de H A Simon en langue française
    Ecrit par : SIMON Herbert A.
    (Les Introuvables)
    Le 11° Introuvable de H A Simon en langue française : Sur les processus de conception , réfléchir plutôt qu’appliquer. Un utile rappel  d’HA Simon proposé il y a trente ans et de plus en plus bienvenu : bien que publié en 1995 dans le recueil collectif de la Sociéte de Praxiologie, Design & Systems cet article de H Simon fut publié initialement en 1987 dans les Actes de « International Congress on Planning and Design Theory » :, (Boston, Mass., August 17-20, 1987, Ed. G Nadler ASMS), cette contribution de HA Simon devient désormais accessible en langue française grâce au concours de  la revue Projectics / Proyéctica / Projectique 2019/3 (n°24), (pages 13 à 25) que l’équipe d’animation du Réseau Intelligence de la Complexité MCX-APC remercie chaleureusement pour son précieux concours Cette conférence témoigne de la convergence d’étudiants en conception issus de disciplines les plus diverses. Il est intéressant que la réunion s’adresse à tous pour que vous reconnaissiez tous vos préoccupations communes et que nous ayons des perspectives approfondies sur le processus lui-même de conception.
  • Homo Indisciplinatus (12-10-2019) - Un entretien insolite avec Edgar MORIN
    Ecrit par : AOUACHERIA Abdel, MORIN Edgar
    (Atelier)
    Sous la forme d’un film Vidéo  : une idée originale de AbdeL AOUACHERIA en partenariat avec GENOPOLYS Montpellier et le CNRS (fêtant ses 80 ans). Cette vidéo est mise en ligne...le jour de l'anniversaire d'Edgar Morin ! Cette interview d'Edgar Morin, est la première vidéo de la web-série 'Faces cachées - Le côté humain de la science, de la médecine et des biotechnologies' dont le CNRS a pris l’initiative « André Breton lui avait dédicacé son Manifeste du Surréalisme avec ces mots : « À Edgar Morin, lui toujours en flèche ». Ce penseur inclassable inaugure la série d’entretiens artistico-scientifiques « Faces cachées » destinée à mettre en lumière des personnalités de premier plan, immortalisées au crépuscule de leur vie….  À 98 ans, Edgar Morin semble éternel. À contre-courant des chapelles disciplinaires, son œuvre traversera les temps. Cet entretien, au concept délibérément expérimental, lui rend un hommage inédit. 
  • « La Science des Systèmes transforme le Système des Sciences qui la forme »: Epistémologie et Systémique, quarante ans après. (29-08-2019)
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis
    (Atelier)
    « Bien qu’elle comporte des aspects radicalement novateurs, la théorie générale des systèmes n’a jamais tenté la théorie générale du système; elle a omis de creuser son propre fondement, de réfléchir le concept de système »

    Cette formule d’Edgar Morin ‘(la Méthode,  T 1, p 101 ), publiée la même année que la première édition de la’ Théorie du Système général, Théorie de la Modélisation’ 1977, éclaire  une des principales raisons pour laquelle le livre différait par son titre complet de celui quasi homonyme de celui de L Von Bertalanffy traduit en français en 1973. L’addition du corrélat ‘Théorie de la Modélisation’, exprimant le processus de conception en situation  du modèle (‘the modeling process’) plus que son résultat (‘le modèle à appliquer’), mit en valeur  la nécessité de la réflexion sur ‘Le concept de système’ et par là, les questionnements épistémologiques suscités par l’émergence de la systémique...
  • La pragmatique ou l'Intelligence de la Complexité (30-07-2019) - Edito Numéro 89
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis
    (Editorial)
     "De l'intelligence, encore de l'intelligence, toujours de l'intelligence... une intelligence... qui permet à l'intelligence de réfléchir et agir sur elle-même..." Peut-être se souvient-on de cette invitation que nous rappelait Edgar Morin, en achevant le Tome 2 de "La Méthode ".  "Ce n'est pas en dehors de la praxis que se constituera un nouveau savoir, mais dans une méta - praxis qui sera encore une praxis", nous rappelait-il déjà en concluant le Tome 1. Ce n'est pas en séparant le faire et le savoir, Pragmatiké et Epistémè, que nous pourrons nous reconstruire sans cesse cette intelligence de la complexité qui est projet de compréhension, volonté "d'élucidation des enjeux" et "éthique de l'intelligibilité’’.