Les documents du R.I.C.

Cette rubrique rassemble des textes et des études rédigées par les membres du Conseil Scientifique du Réseau Intelligence de la Complexité (MCX-APC), documents dont la portée est dans l'ensemble générale et épistémique : Il s'agit d'aviver notre Intelligence Collective de la Complexité en " restituant aux phénomènes toutes leurs solidarités ", en contribuant à la permanente régénération de nos cultures civilisantes.

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  • PROBLEMATISER DEVIENT LE MAITRE MOT et enseigner à problématiser devient une mission essentielle de l’enseignement (07-07-2020) - Edito N. 92
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis
    (Editorial)
  • Epistémologie : Pourquoi la question des frontières ? (22-06-2020)
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis
    (Atelier)
    « En prenant tacitement ‘la question des frontières de (ou par ?) l’épistémologie’ dans son sens contemporain de revendication sociétale des priorités à accorder enfin à l’inter et à la trans disciplinarité dans l’organisation collective du Système des sciences, en abolissant enfin l’insupportable frontière entre « Les Deux Cultures (1) », prendrions-nous le risque de nous ramener au problème précèdent ? Les capacités cognitives des humains étant limitées, on peut redessiner les frontières, mais on ne peut supporter un syncrétisme qui ferait des connaissances humaines une ‘bouillie pour les chats’.          L’exercice pourtant mérite d’être tenté s’il éclaire une autre face de la question : Que les frontières entre les connaissances ou les sciences, ou les disciplines, ou les champs disciplinaires, soient endogènes ou exogènes à l’épistémologie celle-ci se veut et se doit d’être considérée comme un champ de connaissances identifiables, enseignables et passibles de transformations au fil des interprétations des expériences qu’elle suscite. La question devient alors : dans quelles frontières est-elle elle-même insérée ?... ».
    (1) : Les Deux Cultures, 1958,  Essai de C.P. Snow mettant en valeur la quasi incommunicabilité entre les tenants des deux cultures : Culture scientifique et Cultures des humanités. L’image s’est atténuée peu à peu pour devenir celle des sciences dures cohabitant avec les sciences douces -ou molles.
  • La complexité, une bonne excuse pour ne pas agir ? (02-06-2020)
    Ecrit par : BOUISS Ousama
    (Atelier)
    La critique est classique : à trop complexifier, on se trouve bien incapable de décider donc d’agir. Une synthèse éloquente de cette idée pourrait se trouver dans ce propos de l’écrivain et philosophe Paul Valéry  (1941):« Ce qui est simple est toujours faux. Ce qui ne l’est pas est inutilisable »....Dans ce face-à-face avec la complexité, il s’agit de refuser l’esquive au profit de la compréhension ; il s’agit de refuser l’illusion simplificatrice et rassurante au profit d’une pensée complexe plus déstabilisante. Cela nécessite donc au moins deux prérequis. Le premier est d’accorder une certaine valeur aux connaissances descriptives qui permettent de comprendre. Le second est d’inscrire ces connaissances dans un horizon bien défini : celui, exprimé négativement, de la lutte contre l’erreur et l’illusion...
  • Apprivoiser les cygnes noirs (24-05-2020)
    Ecrit par : VALLAT David
    (Atelier)

    Ndlr.    Avons-nous assez apprivoisé la théorie du Cygne noir ? Question qui prend à contre-pied nos manières de penser lorsque nous déterminons la plupart de nos comportements en particulier afin de prévoir ‘rationnellement’ les évolutions des contextes des situations dans lesquelles nous intervenons ?

                L’occurrence d’un évènement à la fois rare, possèdent un impact dévastateur et tenu pour rétrospectivement (et non prospectivement) prévisible tel que la pandémie de COVID-19 ne nous donne-t-il pas l’occasion d’apprivoiser cette théorie insolite qui remet en question notre fréquente addiction aux certitudes y compris celles qui relèvent de la modélisation mathématique ?

  • Entre analyse et décision. Conception, espace, échelle (22-05-2020)
    Ecrit par : BOUDON Philippe
    (Atelier)
    Le confinement (non moins que le déconfinement) aura créé des situations problématiques qui ne semblent guère problématisées : il semble que les problèmes qu'ils posent... ne sont pas posés ! Conception, Espace, Echelles, les trois notes de cet article tentent de les aborder, sans pour autant que la complexité de leurs relations éventuelles soient ici plus qu'esquissées.
  • CES MOTS QUI NOUS MENENT : Faire l'expérience de l’incomplétude des mots usuels qui sous-tendent l’intelligibilité de l’expérience pour explorer le champ des pensables (13-03-2020) - Edito N.91
    Ecrit par : FLEURANCE Philippe
    (Editorial)
  • L’idée de système dans les sciences sociales (1976) (23-02-2020)
    Ecrit par : BAREL Yves
    (Conseil Scientifique)
     Yves BAREL disparu prématurément fin 1990 fut certainement un des penseurs pionniers  du renouvellement des sciences de l’homme et de la société s’entendant dans leur irréductible complexité. : ‘Il s’agit d’éviter l’enfermement de l’analyse d’un système dans la systématisation.’  Ses ouvrages sont toujours d’une très grande pertinence pour renouveler  la pensée active de la complexité, en particulier de « Prospective et analyse de systèmes » (1971) à « Le Paradoxe et le Système » (1979 puis 1989) en passant par « La Quête du Sens : Comment l’Esprit vient à la Cité »  (en 1987 puis e-book en 2015). Un concours de circonstances nous a permis de retrouver un article d’Yves Barel proposant dés 1975 une interprétation réfléchie de la théorie de la « Modélisation  Systémique » et proposant une alternative argumentée aux formalismes de la « Systems analysis » qui s’était développée aux USA et qui commençait à se développer en France et en  Europe (développement, qui se poursuit depuis sous les labels  ’Analyse – ou Approche  - Systèmes ou Analyse Systémique’ accompagnant les offres de service de type ‘problem solving’ notamment en informatisation - digitalisation. On verra qu’elle s’avéré toujours d’une prégnante actualité. Osons dire : Hélas.
  • Pour une raison ouverte (10-12-2019) - Edito Numéro 90
    Ecrit par : MORIN Edgar
    (Editorial)
  • La conception des processus : une responsabilité éthique et épistémique (17-11-2019)
    Ecrit par : GENELOT Dominique
    (Conseil Scientifique)
    Ce texte a été publié initialement dans le N°16 (sept 2019) de Transversus, la revue du Club des Pilotes de Processus, sous le titre « Conception des processus : les nouveaux rôles des pilotes ».  Transversus nous a donné aimablement son accord pour le reprendre sur notre site, avec quelques aménagements mineurs. La prise de conscience de la façon dont nous pensons, « le travail épistémologique » est indispensable. On apprend bien les bases théoriques de la mécanique, de la thermodynamique, de l’électricité, de l’informatique, du droit. Alors, après tout, pourquoi ne pas faire l’effort d’apprendre aussi les concepts de base de l’épistémologie ? On entend souvent dire : « il faut changer de logiciel ! ». Cette métaphore informatique trompeuse : il ne s’agit pas d’un simple changement de programme, ni de système d’exploitation, il s’agit de concevoir une vision renouvelante du travail intellectuel intégrant la complexité … pour illustrer ce qu’est un changement de paradigme. Accepter et comprendre la complexité et faire connaissance avec le paradigme épistémique de référence est une démarche très concrète, s’appuyant sur l’expérience que chacun fait de la complexité au quotidien. La personne qui s’intéresse à ce sujet s’aperçoit très rapidement que la pensée est provoquée par l’action, que « agir » et « penser » se construisent l’un par l’autre dans une relation récursive. Finalement ce travail n’est pas un travail théorique, mais principalement une réflexion sur l’action, dans l’action et par l’action.
  • Sur les processus de conception : Formulation, recherche exploratoire, et traitement des problèmes de conception (23-10-2019) - 11° Introuvable de H A Simon en langue française
    Ecrit par : SIMON Herbert A.
    (Les Introuvables)
    Le 11° Introuvable de H A Simon en langue française : Sur les processus de conception , réfléchir plutôt qu’appliquer. Un utile rappel  d’HA Simon proposé il y a trente ans et de plus en plus bienvenu : bien que publié en 1995 dans le recueil collectif de la Sociéte de Praxiologie, Design & Systems cet article de H Simon fut publié initialement en 1987 dans les Actes de « International Congress on Planning and Design Theory » :, (Boston, Mass., August 17-20, 1987, Ed. G Nadler ASMS), cette contribution de HA Simon devient désormais accessible en langue française grâce au concours de  la revue Projectics / Proyéctica / Projectique 2019/3 (n°24), (pages 13 à 25) que l’équipe d’animation du Réseau Intelligence de la Complexité MCX-APC remercie chaleureusement pour son précieux concours Cette conférence témoigne de la convergence d’étudiants en conception issus de disciplines les plus diverses. Il est intéressant que la réunion s’adresse à tous pour que vous reconnaissiez tous vos préoccupations communes et que nous ayons des perspectives approfondies sur le processus lui-même de conception.
  • Homo Indisciplinatus (12-10-2019) - Un entretien insolite avec Edgar MORIN
    Ecrit par : AOUACHERIA Abdel, MORIN Edgar
    (Atelier)
    Sous la forme d’un film Vidéo  : une idée originale de AbdeL AOUACHERIA en partenariat avec GENOPOLYS Montpellier et le CNRS (fêtant ses 80 ans). Cette vidéo est mise en ligne...le jour de l'anniversaire d'Edgar Morin ! Cette interview d'Edgar Morin, est la première vidéo de la web-série 'Faces cachées - Le côté humain de la science, de la médecine et des biotechnologies' dont le CNRS a pris l’initiative « André Breton lui avait dédicacé son Manifeste du Surréalisme avec ces mots : « À Edgar Morin, lui toujours en flèche ». Ce penseur inclassable inaugure la série d’entretiens artistico-scientifiques « Faces cachées » destinée à mettre en lumière des personnalités de premier plan, immortalisées au crépuscule de leur vie….  À 98 ans, Edgar Morin semble éternel. À contre-courant des chapelles disciplinaires, son œuvre traversera les temps. Cet entretien, au concept délibérément expérimental, lui rend un hommage inédit. 
  • « La Science des Systèmes transforme le Système des Sciences qui la forme »: Epistémologie et Systémique, quarante ans après. (29-08-2019)
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis
    (Atelier)
    « Bien qu’elle comporte des aspects radicalement novateurs, la théorie générale des systèmes n’a jamais tenté la théorie générale du système; elle a omis de creuser son propre fondement, de réfléchir le concept de système »

    Cette formule d’Edgar Morin ‘(la Méthode,  T 1, p 101 ), publiée la même année que la première édition de la’ Théorie du Système général, Théorie de la Modélisation’ 1977, éclaire  une des principales raisons pour laquelle le livre différait par son titre complet de celui quasi homonyme de celui de L Von Bertalanffy traduit en français en 1973. L’addition du corrélat ‘Théorie de la Modélisation’, exprimant le processus de conception en situation  du modèle (‘the modeling process’) plus que son résultat (‘le modèle à appliquer’), mit en valeur  la nécessité de la réflexion sur ‘Le concept de système’ et par là, les questionnements épistémologiques suscités par l’émergence de la systémique...
  • La pragmatique ou l'Intelligence de la Complexité (30-07-2019) - Edito Numéro 89
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis
    (Editorial)
     "De l'intelligence, encore de l'intelligence, toujours de l'intelligence... une intelligence... qui permet à l'intelligence de réfléchir et agir sur elle-même..." Peut-être se souvient-on de cette invitation que nous rappelait Edgar Morin, en achevant le Tome 2 de "La Méthode ".  "Ce n'est pas en dehors de la praxis que se constituera un nouveau savoir, mais dans une méta - praxis qui sera encore une praxis", nous rappelait-il déjà en concluant le Tome 1. Ce n'est pas en séparant le faire et le savoir, Pragmatiké et Epistémè, que nous pourrons nous reconstruire sans cesse cette intelligence de la complexité qui est projet de compréhension, volonté "d'élucidation des enjeux" et "éthique de l'intelligibilité’’.
  • Un entretien avec Jean Louis Le Moigne en cinq moments (02-05-2019)
    Ecrit par : LE MOIGNE Jean-Louis, VALLAT David
    (Atelier)
    A l’occasion d’une étude sur le théme  « L’organisation apprenante » et de la préparation corrélative d’un MOOC, une équipe de l’Université de Lyon animée par David VALLAT, a réalisé un montage vidéo d’un entretien avec Jean Louis Le Moigne. Montage qui a permis d’éclairer ce thème à partir de ces cinq POINTS DE VUE : 1 - Conduire sa raison dans les affaires  humaines ; 
    2 - Abrogation de l’exclusivité de l’Ontologie : du ‘De quoi c’est fait ?’ au ‘Qu’est ce que cela fait ?’ ; 
    3 - Ce qui fait la supériorité de l'architecte le plus médiocre sur l'abeille la plus experte ;  
    4 - Entre ordre et désordre, la boucle Interaction, Information, Décision, Organisation activant ? 
    5 - Travailler à bien Penser : De la raison fermée à la raison ouvrante : Penser est un acte d’exploration.
  • Est-il possible de sortir un cadre de son cadre ? (02-05-2019) - Edito N.88
    Ecrit par : MARLOT Michel
    (Editorial)
    C’est en retrouvant ce texte du Colonel de Sapeurs pompiers Michel Marlot lors d’un échange sur les effets pervers de la vogue de ‘la résolution des problèmes complexe par l’application de la systémique’ que nous sommes tentés de rappeler ce texte d’un praticien qui avait d’expérience retrouvé en 2015 le diagnostic que Paul Valéry formulait dés 1944 : « Il est arrivé  que nos moyens d’investigation et d’action (ceux du ’problem solving’) laissent loin derrière eux nos moyens de représentation et de compréhension (ceux du ‘problem designing and solving’ : ‘Dans quel contexte,  quel projets en gardant conscience auto critique.