DICTIONNAIRE DE CITATIONS - La Complexité en contexte

L'argument de cette rubrique nous a été donné par M Jean Pierre PAQUET (dit Jipépak) qui a réalisé au fil des ans un site sur Edgar MORIN qu'il présente en ces termes : « Emerveillé par la force, la portée, la profondeur, la beauté, la poésie de la pensée d'Edgar MORIN, ...  j'ai constitué, petit à petit, ce lexique morinien, pour tenter de saisir cette perpétuelle curiosité omnivore, cette pensée toujours en « itinérance », cherchant toujours la "reliance", afin de mieux comprendre, mieux saisir sa vision globale, mieux m'imprégner de cette oeuvre démesurée, essentielle, universelle. Grâce à l'internet je mets simplement ce lexique à la disposition de tout le monde, ... Ce recueil synthétique est également une invitation à se lancer dans la lecture des oeuvres de cet incontournable penseur/humaniste. ...»

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Dictionnaire des citations d'Edgar Morin (Extraits)

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PARADIGME






- Qu'est-ce qu'un paradigme ? C'est un principe de distinctions/liaisons/oppositions fondamentales entre quelques notions maîtresses, qui commandent et contrôlent la pensée, c'est à dire la constitution des théories et la production des discours. Ainsi, si l'on envisage la relation fondamentale nature/culture ou animal /homme, il y a un paradigme de conjonction qui situe la culture dans la nature et inscrit l'humanité dans l'animalité, et tous les divers discours produits à partir de ce paradigme s'efforceront de reconnaître la liaison entre l'humain et le naturel. Il y a, à l'inverse, un paradigme de disjonction qui oppose nature et culture, humanité et animalité, et tous les discours produits à partir de ce paradigme verront l'homme étranger et supérieur à la nature. C'est un grand paradigme de disjonction , opposant science et philosophie, matérialisme et idéalisme/spiritualisme, fait et valeur, qui règne depuis le XVIIIe siècle, et son empire commence seulement à décliner. Tout cela nous indique, une fois de plus, que la connaissance, y compris scientifique, n'est pas le reflet des choses, mais dépend d'une organisation théorique, laquelle est organisée par des facteurs supracognitifs (les paradigmes) et des facteurs infracognitifs (besoins, aspirations), facteurs qui eux-mêmes sont inséparables non seulement du sujet théoricien hic et nunc, mais de déterminations culturelles, sociales, historiques. Ceci vaut pour toute théorie, y compris les théories scientifiques. (PSVS-81)

Mais que veut dire paradigme? Le sens du terme grec paradigma oscille chez Platon autour de l'exemplification du modèle ou de la règle. Pour Aristote, le paradigme est l'argument qui, fondé sur un exemple, est destiné à être généralisé.

Le mot de paradigme a pris un sens vulgatique, bien éloigné de celui de la linguistique structurale, dans le vocabulaire des idées et débats scientifiques anglo-saxons. Il désigne soit le principe, le modèle ou la règle générale, soit l'ensemble des représentations, croyances, idées qui s'illustrent de façon exemplaire ou qu'illustrent des cas exemplaires.

Kuhn a donné au terme " paradigme " un sens à la fois fort et flou. Fort, parce que le paradigme a valeur radicale d'orientation méthodologique, de schèmes fondamentaux de pensée, de présupposés ou de croyances jouant un rôle clé, et porte ainsi en lui un pouvoir dominateur sur les théories. Flou, parce qu'il oscille entre des sens divers, recouvrant in extremis de façon vague l'adhésion collective des scientifiques à une vision du monde. Du reste, sous l'effet des critiques portant sur l'imprécision du terme " paradigme " (voir Shapiro, 1980, p. 293 sq), Kuhn, après avoir cherché à le localiser ou à le fonder socio-culturellement, semble s'être résolu à l'abandonner.

Avant d'aller plus avant, évoquons la notion, en fait cousine, d'episteme de Michel Foucault, ainsi définie par l'auteur : " Ce qui définit les conditions de possibilités d'un savoir. " L'episteme de Foucault a un sens plus radical et plus ample que le paradigme de Kuhn, puisqu'elle se trouve quasi au fondement du savoir et qu'elle recouvre le champ cognitif d'une culture. Mais Foucault a conçu la relation culture /episteme de façon simplifiante (" Dans une culture, à un moment donné, il n'y a qu'une episteme... ") et arbitraire (dans sa conception, sa localisation et sa datation des coupures épistémiques).

Maruyama (1974), de son côté, a défini quatre grands types épistémologiques : chacun détermine ses types de perception, de causalité, de logique, et crée, selon l'expression de Maruyama, son " paysage mental " (mindscape); le premier, homogénéistique-hiérarchique-classificateur ; le second, atomistique ; le troisième, homéostatique ; le quatrième, morphogénétique. L'intérêt de la conception maruyamaienne est dans sa radicalité et son universalité : elle s'applique non seulement à toutes formes de connaissance, mais aussi à l'esthétique, à l'éthique et à la religion.

Je garde la notion de paradigme, non seulement en dépit de son obscurité, mais à cause de son obscurité, parce qu'elle vise quelque chose de très radical, profondément immergé dans l'inconscient individuel et collectif, dont l'émergence toute récente et partielle à la pensée consciente est encore embrumée. Je la garde également, non seulement en dépit de son ambiguïté, mais aussi à cause de son ambiguïté, parce que celle-ci nous renvoie à de multiples racines enchevêtrées (linguistiques, logiques, idéologiques, et, plus profondément encore, cérébro-psychiques et socio-culturelles).

- Proposons la définition suivante : un paradigme contient, pour tous discours s'effectuant sous son empire, les concepts fondamentaux ou les catégories maîtresses de l'intelligibilité en même temps que le type de relations logiques d'attraction/répulsion (conjonction, disjonction , implication ou autres) entre ces concepts ou catégories. Ainsi, les individus connaissent, pensent et agissent selon les paradigmes inscrits culturellement en eux. Les systèmes d'idées sont radicalement organisés en vertu des paradigmes. Cette définition du paradigme est de caractère d la fois sémantique, logique et idéo-logique. Sémantiquement, le paradigme détermine l'intelligibilité et donne sens. Logiquement, il détermine les opérations logiques maîtresses. Idéo-logiquement, il est le principe premier d'association, élimination, sélection, qui détermine les conditions d'organisation des idées. C'est en vertu de ce triple sens génératif et organisationnel que le paradigme oriente, gouverne, contrôle l'organisation des raisonnements individuels et des systèmes d'idées qui lui obéissent.

Comme un virus qui, dans un ADN, contrôle en fait tout le programme de la cellule dans le sens de ses propres finalités, le paradigme prend le contrôle du discours ou de la théorie. Comme le virus, il utilise la machinerie génératrice (ici, logique et linguistique) pour exercer son pouvoir. L'analogie s'arrête là, car, à la différence du virus, le paradigme est non pas étranger, mais endogène au discours. Comme un ordinateur obéissant à un logiciel, l'esprit du sujet computant /cogitant obéit à la puissance trans-subjective du paradigme. Le paradigme est à la fois sous-cogitant et sur-cogitant. Au niveau paradigmatique, l'esprit du sujet n'a aucune souveraineté, de même que la théorie n'a aucune autonomie. C'est à ce niveau que ça pense et que on pense dans le je pense.

- Le paradigme joue un rôle souterrain/souverain dans toute théorie, doctrine ou idéologie. C'est le principe de cohésion/cohérence du noyau qui établit les concepts intrinsèques du système d'idées, les hiérarchise, les dispose en constellation, leur fournit l'articulation logique, détermine la relation du système avec le monde extérieur (sélection/rejet des idées, des données, etc.) la paradigme produit la vérité du système en légitimant les règles d'ingérence qui assurent la démonstration ou la vérité d'une proposition. En bref, le paradigme institue les relations primordiales qui constituent les axiomes, déterminent les concepts, commandent les discours et/ou les théories. Il en organise l'organisation et il en génère la génération ou la régénération.



Le paradigme est inconscient, mais il irrigue la pensée consciente, la contrôle et, dans ce sens, il est aussi sur-conscient. C'est ici qu'on peut avancer le terme Arkhe, qui signifie à la fois l'Antérieur et le Fondateur, le Souterrain et le Souverain, le Sous-conscient et le Sur-conscient. Le paradigme a bien ces caractères et c'est très suggestivement que Foucault a nommé " archéologie " la science de l'episteme.
Ainsi donc, défini dans son caractère nucléaire et génératif d'organisateur de l'organisation, on peut situer le concept de paradigme au gouvernail des principes de pensée et au coeur des systèmes d' idées , y compris ( et c'est là que l'apport de Kuhn a été important) des théories scientifiques.

De même, le paradigmatique est présent dans les themata de Holton (1982), mais de façon occulte.

Recensons maintenant les traits caractéristiques de tout paradigme.
1- Le paradigme est " non falsifiable " c'est-à-dire à l'abri de toute infirmation-vérification empirique, bien que les théories scientifiques qui en dépendent soient " falsifiables ".
2- Le paradigme dispose du principe d'autorité axiomatique. Bien qu'il ne se confonde pas avec les axiomes, il en est le fondateur, et l'autorité de l'axiome légitime rétroactivement le paradigme.
3- Le paradigme dispose d'un principe d'exclusion : le paradigme exclut non seulement les données, énoncés et idées qui ne lui sont pas conformes, mais aussi les problèmes qu'il ne reconnaît pas. Ainsi, un paradigme de simplification (disjonction ou réduction) ne peut reconnaître l'existence du problème de la complexité.
4- Ce qu'il exclut n'existant pas, le paradigme rend aveugle. Ainsi, selon le paradigme structuraliste, le sujet, le devenir n'ont aucune réalité, et, selon le paradigme épistémo-structuraliste de Foucault, l'homme n'est qu'une invention épistémique. Dès lors, tout discours "humaniste" disqualifie celui qui le tient.
5- Le paradigme est invisible. Situé, comme nous l'avons dit, dans l'ordre inconscient et dans l'ordre sur-conscient, il est l'organisateur invisible du noyau organisationnel visible de la théorie, où il dispose d'une place invisible. Il est ainsi invisible dans l'organisation consciente qu'il contrôle. (Aussi, nos discours conscients sont d'autant moins conscients de leur sens qu'ils s'en croient totalement conscients.) Il est invisible par nature parce qu'il est toujours virtuel ; le paradigme n'est jamais formulé en tant que tel ; il n'existe que dans ses manifestations. C'est le principe toujours virtuel qui sans cesse se manifeste et s'incarne dans ce qu'il génère. On ne peut en parler qu'à partir de ses actualisations, qui, comme le dit le sens grec du mot, l'exemplifient : il n'apparaît qu'à travers ses exemples.
6- Le paradigme crée de l'évidence en s'auto-occultant. Comme il est invisible, celui qui lui est soumis croit obéir aux faits, à l'expérience, à la logique, alors qu'il lui obéit en premier.
7- De plus, un paradigme est co-générateur du sentiment de réalité, puisque l'encadrage conceptuel et logique de ce qui est perçu comme réel relève de la détermination paradigmatique. Ainsi, celui qui obéit au paradigme de l'ordre-Roi croit que tous les phénomènes déterministes sont des faits réels et que les phénomènes aléatoires ne sont que des apparences.
8- L'invisibilité du paradigme le rend invulnérable. Toutefois, il a son talon d'Achille : il y a dans toute société, tout groupe, des individus déviants, anomiques au paradigme régnant. En outre et surtout, si rares soient-elles, il y a des révolutions de pensée , c'est-à-dire des révolutions paradigmatiques.
9- Il y a incompréhension et antinomie de paradigme à paradigme, c'est-à-dire entre pensées, discours, systèmes d' idées commandés par des paradigmes différents. (...)
Le mode de raisonnement relevant d'un autre paradigme semble " exotique ", selon l'expression de Maruyama, c'est-à-dire étrange et bizarre. Les idées issues de ce paradigme étranger contredisent les évidences, et semblent dès lors confuses, délirantes, ou mensongères. (...) Enfin, les arguments contraires se retournent contre le contradicteur par leur caractère scandaleux, profanateur, absurde, incohérent. Au sein même de la communauté scientifique, les difficultés à se comprendre sont d'autant plus grandes que les paradigmes s'opposent derrière les théories. (...)
10- Le paradigme est récursivement lié aux discours et systèmes qu'il génère. C'est comme le voussoir qui maintient lié l'ensemble des pièces constituant la voûte, mais qui est maintenu par l'ensemble des pièces qu'il maintient. Il soutient en somme ce qui le soutient. Comme dans toute science récursive vivante, lé générateur a sans cesse besoin d'être régénéré par ce qu'il génère, et a donc besoin de confirmations, preuves, etc., qui démontrent la vérité du système dont il est le voussoir. Il doit sans cesse s'actualiser dans des connaissances, reconnaissances, vérifications.(...)
11- Un grand paradigme détermine, via théories et idéologies, une mentalité, un mindscape, une vision du monde. C'est pourquoi un changement dans le paradigme se ramifie dans l'ensemble de notre univers. Une révolution paradigmatique change notre monde. Le monde soumis au paradigme de l'opposition capitalisme /socialisme n'est pas le même que celui qui est soumis à l'opposition démocratie/totalitarisme. Ceci nous confirme que nos visions du monde ont toutes une composante quasi hallucinatoire. Plus largement, comme l'a bien indiqué Maruyama, un grand paradigme commande la vision de la science, de la philosophie, de la raison, de la politique, de la décision, de la morale...
12- Invisible et invulnérable, un paradigme ne peut être attaqué, contestée, ruiné directement. Il faut qu'il y ait lézardes, effritements, érosions, corrosions dans l'édifice des conceptions et théories qu'il sous-tend, puis qu'il y ait échec dans les restaurations et réformes secondaires ; il faut qu'il y ait enfin surgissement de nouvelles thèses ou hypothèses n'obéissant plus à ce paradigme, puis multiplication des vérifications et confirmation des thèses nouvelles là où échouent les thèses anciennes ; il faut, en somme, une navette corrosive/critique allant des données, observations, expériences aux noyaux des théories, puis de ceux-ci aux données, observations, expériences, pour que, alors, puisse s'effectuer l'écroulement de tout l'édifice miné, entraînant dans sa ruine le paradigme dont la mort pourra, comme sa vie, demeurer elle-même invisible... (M4-91)

- Un paradigme peut être défini par :
La promotion/sélection des concepts maîtres de l'intelligibilité. Ainsi l'Ordre dans les conceptions déterministes, la Matière dans les conceptions matérialistes, l'Esprit dans les conceptions spiritualistes, la Structure dans les conceptions structuralistes sont les concepts maîtres, sélectionnés/sélectionnants, qui excluent ou subordonnent les concepts qui leur sont antinomiques (le désordre, l'esprit, la matière, l'événement). Ainsi, le niveau paradigmatique est celui du principe de sélection des idées qui sont soit intégrées dans le discours ou la théorie, soit écartées et rejetées. La détermination des opérations logiques maîtresses. Le paradigme est caché sous la logique et sélectionne les opérations logiques qui deviennent à la fois prépondérantes, pertinentes et évidentes sous son empire (exclusion-inclusion, disjonction -conjonction, implication-négation). C'est lui qui accorde le privilège à certaines opérations logiques aux dépens d'autres, comme la disjonction au détriment de la conjonction ; c'est lui qui donne validité et universalité à la logique qu'il a élue. Par là même il donne aux discours et théories qu'il contrôle les caractères de la nécessité et de la vérité. Par sa prescription et sa proscription, le paradigme fonde l'axiome et s'exprime en l'axiome (" tout phénomène naturel obéit au déterminisme ", " tout phénomène proprement humain se définit par opposition à la nature "...).

- Ainsi donc, le paradigme effectue la sélection et la détermination de la conceptualisation et des opérations logiques. Il désigne les catégories fondamentales de l'intelligibilité et il opère le contrôle de leur emploi. Ainsi, les individus connaissent, pensent et agissent selon les paradigmes inscrits culturellement en eux.

- Le paradigme joue un rôle à la fois souterrain et souverain dans toute théorie, doctrine ou idéologie. Le paradigme est inconscient, mais il irrigue la pensée consciente, la contrôle et, dans ce sens, il est aussi surconscient. En bref, le paradigme institue les relations primordiales qui constituent les axiomes, détermine les concepts, commande les discours et/ou les théories. Il en organise l'organisation et il en génère la génération ou la régénération. (SSEF-00)

Terme emprunté à Thomas Kuhn (La Structure des révolutions scientifiques).
Un paradigme contient, pour tout discours s'effectuant sous son empire, les concepts fondamentaux ou les catégories maîtresses de l'intelligibilité, en même temps que le type de relations logiques d'attraction/répulsion (conjonction, disjonction, implication ou autres) entre ces concepts ou catégories.
Ainsi, les individus connaissent, pensent et agissent selon les paradigmes inscrits culturellement en eux.
Cette définition du paradigme est de caractère à la fois sémantique, logique et idéo-logique. Sémantiquement, le paradigme détermine l'intelligibilité et donne sens. Logiquement, il détermine les opérations logiques maîtresses. Idéologiquement, il est le principe premier d'association, élimination, sélection qui détermine les conditions d' science des idées . C'est en vertu de ce triple sens génératif et organisationnel que le paradigme oriente, gouverne, contrôle l' science des raisonnements individuels et des systèmes d' idées qui lui obéissent.
Prenons un exemple : il y a deux paradigmes dominants concernant la relation homme/nature. Le premier inclut l'humain dans le naturel, et tout discours obéissant à ce paradigme fait de l' homme un être naturel et reconnaît la " nature humaine ". Le second paradigme prescrit la disjonction entre ces deux termes et détermine ce qu'il y a de spécifique en l' homme par exclusion de l' idéede nature. Ces deux paradigmes opposés ont en commun d'obéir l'un et l'autre à un paradigme plus profond encore, qui est le paradigme de simplification, qui, devant toute complexité conceptuelle, prescrit soit la réduction (ici de l'humain au naturel), soit la disjonction (ici entre l'humain et le naturel), ce qui empêche de concevoir l'uni-dualité (naturelle et culturelle, cérébrale et psychique) de la réalité humaine, et empêche également de concevoir la relation à la fois d'implication et de séparation entre l' homme et la nature. Seul un paradigme complexe dialogique d'implication /distinction/ conjonction permettrait une telle conception. (M5-01)

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DICTIONNAIRE DE CITATIONS - La Complexité en contexte (suite et fin)

Une part importante de ce site est constituée d'une remarquable collection 'd'Extraits', faite de citations de paragraphes extraits d'ouvrages d'Edgar Morin, citations ordonnées alphabétiquement autour de plusieurs centaines de 'mots clés'. Si bien que cette collection peut s'utiliser comme une sorte de lexique définissant les concepts dans et par les contextes (des 'Extraits') dans lesquels on peut les rencontrer. 

            JP Paquet nous a très amicalement autorisé à reprendre ici le fichier de cette 'collection d'extraits' ce qui nous permet d'installer sur la plupart des documents  et Notes du Site du Réseau Intelligence de la Complexité les liens hypertextes reliant aisément la lecture d'un mot - concept et celle du ou des contextes dans lesquels on peut l'interpréter. Nous l'en remercions chaleureusement.

            La visite complète du site sur Edgar MORIN intéressera souvent les navigateurs attentifs à l'oeuvre d'E Morin, puisqu'ils y trouveront nombre d'autres documents complémentaires, en particulier bio et biblio graphiques et vidéographiques. La rubrique Bibliographie donne en particulier les références éditoriales des chacun des ouvrages dans lequel chaque citation a été extraite (mentionnées seulement par les initiales du titre)

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Chemin faisant, on peut présumer que d'autres familles de citations remarquables, éclairant notre intelligence de la complexité, pourront s'insérer dans cette Rubrique : ce sera peut-être d'avantage sous la forme d'un Florilège que sous celle d'un dictionnaire alphabétique. Dans l'immédiat, ce Dictionnaire des Citations d'Edgar Morin a l'immense mérite d'être effectivement établi et aisément accessible. .Il nous permet d'ouvrir une voie nouvelle et de mettre à la disposition de chacun une aide bienvenue à la navigation.