Bibliothèque du Réseau

Cette petite bibliothèque présente une collection progressivement mise à jour, rédigés par des membres du Réseau MCX. Chacun d'eux étant accompagné, dans la mesure du possible de quelques indications de contenu et d'une ou de plusieurs notes de lecture.

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  •             La seconde moitié du XXe musical a jeté les défenseurs de la Simplicité à l’assaut des combattants de la Complexité. Querelle des Hypermodernes contre les Postmodernes ? Ces concepts sont devenus des armes esthétiques. Un courant émerge, vite attaqué pour son « néo-romantisme » : la Neue Einfachheit, alors que la New Complexity signe l’éternel retour du « progrès » en art… Mais le phénomène est plus général. D’un côté le minimalisme, le son-matière, du presque-rien bruiteux au silence neigeux… d’un autre, les rhizomes du Komplexismus structuraliste, l’hermétisme et la virtuosité des blacks scores… Nous tenterons pour commencer de dégager les significations (I, Sémiotiques) avant d’analyser la bipolarité compositionnelle (II, Poétiques). Nous observerons la victoire du Simple dans la perspective du New Age (III, Mystiques).

                Mais cette dialectique est simplificatrice. Notre conclusion est qu’il existe dans l’œuvre musicale une dialogique, c’est-à-dire à la fois un antagonisme et une complémentarité entre l’Un et le Multiple, le Micro et le Macro, le Fini et l’Infini. Nature paradoxale de la musique, que les théories scientifiques de la « Complexité » résument par un mystérieux oxymore : l’Unitas multiplex.

    Avant Propos  d’Edgar MORIN

                La pensée de Nicolas Darbon est forte et originale. Il s’inté-resse aux nouvelles méthodes en musicologie ainsi qu’aux perspectives trandisciplinaires. Ses livres et articles, publiés dans le cadre de la systémique, l’herméneutique et la nouvelle Histoire de la musique montrent des qualités d’analyste, de chercheur, d’écrivain dans une approche renouvelée de la musique. Je trouve tout à fait remarquable et indispensable la relation à la fois dialogique et rotative de « complexité et simplicité » contenue dans Musica Multiplex. J’ai le sentiment que, dans un remarquable effort de pensée, Nicolas Darbon a élaboré une œuvre maîtresse.

    Edgar Morin

            On trouve le sommaire détaillé à

    www.harmattan.fr/catalogue/complement_pop.asp

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