Bibliothèque du Réseau

Cette petite bibliothèque présente une collection progressivement mise à jour, rédigés par des membres du Réseau MCX. Chacun d'eux étant accompagné, dans la mesure du possible de quelques indications de contenu et d'une ou de plusieurs notes de lecture.

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  • La misère est violence. Rompre le silence. Chercher la paix.
    Le rapport « La misère est violence. Rompre le silence. Chercher la paix » présente les résultats de la recherche-action participative sur les liens entre misère, violence et paix menée par le Mouvement international ATD Quart Monde pendant trois ans (2009-2012). Plus de 1000 personnes dans 25 pays, vivant majoritairement dans l'extrême pauvreté, ont participé à ce projet novateur. Le rapport rend également compte de la méthode utilisée, basée sur le « croisement des savoirs.
    Ecrit par : ATD Quart Monde


    www.editionsquart m onde.org [c a talogue], 2012,   88 pages - 21 x 29.7 cm – disponible en français, anglais et espagnol Téléchargement gratuit : http://www.atd-quartmonde.org/La-misere-est-violence-Rompre-le.html

    Octobre 2012
    • Présentation de l’éditeur

      Le rapport « La misère est violence. Rompre le silence. Chercher la paix » présente les résultats de la recherche-action participative sur les liens entre misère, violence et paix menée par le Mouvement international ATD Quart Monde pendant trois ans (2009-2012).

      Plus de 1000 personnes dans 25 pays, vivant majoritairement dans l'extrême pauvreté, ont participé à ce projet novateur. Le rapport rend également compte de la méthode utilisée, basée sur le « croisement des savoirs

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      Evaluations de participants au Colloque international


      « C'était pour moi vraiment une expérience extraordinaire ; et aussi d'avoir donné la chance à tout le monde de pouvoir s'exprimer. C'est une libération du cœur, de l'âme, de l'esprit. Si on est venu à l'Unesco c'est pour déposer toute la souffrance qui se vit dans chaque famille et nous, quand on va retourner dans notre pays, on doit quand même détruire la misère. On va prendre soin des personnes qui vivent dans la misère, les prendre en considération et leur donner la première place dans la société surtout... Je ne savais pas qu'il existait un mouvement qui prend vraiment en considé­ration, vraiment à ce point-là, l'intérêt du pauvre... Je tiens à dire qu'on ne va pas en rester là. Vous avez plein de qualités, plein de talents, chacun a une valeur à transmettre aux autres. On a besoin de personnes comme vous, comme moi pour faire un monde. Malgré nos différences, malgré nos couleurs de peau, c'est l'unité qui existe en nous. Il faut qu'on s'accroche l'un à l'autre ; quand on voit l'autre tomber, on doit aller vers elle pour la retenir, pour la soulever. J'ai un travail à faire dans mon quartier, mon village et j'espère que je saurai l'assumer. »

      Mariline Legentil, actrice de la recherche action

      Cela constitue un défi pour le monde universitaire, non pas parce que la parole de l'autre n'y est pas respectée, mais parce qu'elle est généralement conçue comme une source d'information à comprendre et à analyser plutôt que comme un savoir autorisé. Mais cela constitue aussi une occasion d'enrichissement, un enrichissement qui ne suppose pas de la part des universitaires de simplement capituler et de donner la parole aux « autres » mais d'écouter et d'apprendre. »

      Paul Dumouchel, invité

      « Situer l'extrême pauvreté comme violence permet de réviser toutes les déclarations et les traités universels des droits humains sur lesquels ont été définies les grandes orienta­tions. Cela a d'autres implications éthiques pour les institutions, pour les organes de l'Etat, pour les organismes internationaux, pour les gens engagés dans des processus pour la paix, devant définir des accords de paix. Si nous allons définir l'extrême pauvreté comme violence, alors à la table de négociation doit aussi prendre place ce thème. Cela génère un champ assez intéressant de nouveaux développements, de nouvelles pensées, de nouvelles révisions. »

      Guillermo Monro

       

      Quand je pense à ce que j'ai appris pendant cette semaine, c'est que je ne connais pas grand chose. Malgré le fait que j'ai travaillé 40 années dans le domaine de la pauvreté, je me suis senti complètement ignorant face à ce que j'ai entendu de ces vies des personnes qui ont fait un apport. Mais ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose. Parce que si je pense que je sais tout, c'est là qu'il y a le problème. »

      Sean Dunne, acteur de la recherche action

      « Le croisement des savoirs c'est avant tout le respect de la parole de l'autre comme parole autorisée et comme savoir, de même que la disponibilité à être transformé par ce savoir. « Je trouve que nous pouvons lancer davantage maintenant cette question de la paix parce que nous avons mieux compris jusqu'à quel point ce mot de la paix peut être un mot violent pour des gens qui en sont exclus. C'est-à-dire qu'une manière "légère et conceptuelle" de parler de la paix peut être un mot violent, et nous, du temps que nous n'avions pas pris conscience de ça, nous aurions fait taire les gens sur la paix. Tout ce que nous avons fait pendant trois ans va permettre, je l'espère du plus profond, qu'on ne fasse taire personne sur cette question de la paix. »

      Anne Claire Brand, membre de l'équipe d'animation de la recherche action


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