Bibliothèque du Réseau

Cette petite bibliothèque présente une collection progressivement mise à jour, rédigés par des membres du Réseau MCX. Chacun d'eux étant accompagné, dans la mesure du possible de quelques indications de contenu et d'une ou de plusieurs notes de lecture.

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  • En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté
    Plus la crise économique et sociale s’accentue, plus les idées reçues sur les pauvres se répandent. Plus cette crise est présentée comme une catastrophe naturelle, plus ils sont convoqués au tribunal de l’opinion publique : s’ils sont pauvres, ce serait « de leur faute ». « S’ils sont à la rue, c’est qu’ils l’ont choisi. » « S’ils font des enfants, c’est pour les allocations familiales. » « Ce sont des assistés qui coûtent cher à la société. » « D’ailleurs, s’ils voulaient vraiment chercher du travail, ils en trouveraient. » « De toute manière, on gagne plus au RSA qu’avec le SMIC. » « Ils perçoivent des allocations alors qu’ils élèvent mal leurs enfants. » Dans ce flot de discours, les étrangers sont particulièrement visés : « Ils peuvent profiter facilement des minima sociaux qu’ils perçoivent dans leur pays. » Ce livre répond point par point à plus de 80 de ces idées reçues sur la pauvreté
    Ecrit par : TARDIEU Bruno, (Coordination)


    Les Editions Quart Monde, 2013, ISBN 978-2-7082-4229-6, 192 pages.

    Octobre 2013
  • Présentation de l’éditeur
    Plus la crise économique et sociale s’accentue, plus les idées reçues sur les pauvres se répandent. Plus cette crise est présentée comme une catastrophe naturelle, plus ils sont convoqués au tribunal de l’opinion publique : s’ils sont pauvres, ce serait « de leur faute ». « S’ils sont à la rue, c’est qu’ils l’ont choisi. » « S’ils font des enfants, c’est pour les allocations familiales. » « Ce sont des assistés qui coûtent cher à la société. » « D’ailleurs, s’ils voulaient vraiment chercher du travail, ils en trouveraient. » « De toute manière, on gagne plus au RSA qu’avec le SMIC. » « Ils perçoivent des allocations alors qu’ils élèvent mal leurs enfants. » Dans ce flot de discours, les étrangers sont particulièrement visés : « Ils peuvent profiter facilement des minima sociaux qu’ils perçoivent dans leur pays. »
    Ce livre répond point par point à plus de 80 de ces idées reçues sur la pauvreté. Alors que l’on accuse les pauvres d’être des assistés et des fraudeurs, il révèle par exemple que le montant des aides sociales non réclamées par ceux qui y ont droit s’élève à plus de onze milliards d’euros par an !
    Accessible à un grand public, cet ouvrage défait la chape de plomb du fatalisme. Il invite à briser les murs de l’apartheid social qui s’est instauré en France et à vivre une rencontre libératrice : sortir des préjugés où les uns sont bons et les autres mauvais, se connaître au lieu de s’ignorer pour inventer ensemble une société où la misère n’aura plus droit de cité. Il intéressera tous les citoyens curieux de comprendre les grandes questions qui agitent nos sociétés, au-delà des apparences et des discours faciles.
    *-*-*-*-*
    SOMMAIRE DU LIVRE
    "En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté"
    PREMIÈRE PARTIE : « LES PAUVRES SONT COUPABLES ». IDÉES REÇUES SUR LES PAUVRES
    1) Sur la pauvreté en général
    N°1 : « La définition du taux de pauvreté est artificielle. »
    N°2 : « En France, il y a moins de pauvreté et d’inégalités qu’ailleurs en Europe. »
    N°3 : « La pauvreté augmente moins que l’on ne le dit. »
    N°4 : « Ce sont les inégalités qui progressent, plus que la pauvreté »
    N°5 : « Les pauvres coûtent cher. »
    2) Sur les sans-abri
    N°6 : « Les gens qui vivent à la rue l’ont choisi. »
    N°7 : « Les sans-abri ne veulent pas travailler. »
    N°8 : « Cela peut arriver à tout le monde. »
    N°9 : « Les sans-abri sont des alcooliques. »
    N°10 : « Les sans-abri sont des personnes isolées. »
    N°11 : « Les gens qui vivent à la rue ne peuvent pas s’en sortir. »
    N°12 : « Les sans-domicile refusent des hébergements sans raison. »
    N°13 : « Les sans-abri atteints de troubles mentaux sont violents. »
    3) Sur les minima sociaux
    N°14 : « Les pauvres font des enfants pour toucher des aides. »
    N°15 : « Les gens font tout pour toucher des aides. »
    N°16 : « Les pauvres ont des droits, mais ça va avec des devoirs. »
    N°17 : « On peut gagner plus au RSA qu’avec le SMIC. »
    4) Sur le budget des familles
    N°18 : « On ne vit pas trop mal avec le RSA. »
    N°19 : « Les pauvres ne savent pas gérer un budget. »
    N°20 : « Les pauvres ont des écrans plats et des téléphones portables. »
    5) Sur le travail
    N°21 : « Les pauvres ne veulent pas travailler. »
    N°22 : « Si l’on veut travailler, on trouve. »
    6) Sur la Sécurité sociale et la santé
    N°23 : « Les pauvres sont des fraudeurs. »
    N°24 : « Les bénéficiaires de la CMU en profitent pour faire des soins de confort. »
    N°25 : « Les pauvres consomment beaucoup d’alcool et de tabac. »
    7) Sur les enfants
    N°26 : « Les pauvres sont incapables d’élever leurs enfants. »
    N°27 : « Les pauvres sont plus souvent que les autres des délinquants sexuels. »
    8) Sur la fiscalité et les impôts
    N°28 : « Les pauvres ne paient pas d’impôts. »
    9) Sur l’école
    N°29 : « Les parents pauvres se désintéressent de l’école. »
    N°30 : « Les enfants pauvres sont moins aptes que les autres. »
    N°31 : « Les enfants d’immigrés sont plus en échec scolaire que les autres. »
    10) Sur le logement
    N°32 : « Les « ménages Dalo » n’apportent que des problèmes dans les immeubles. »
    N°33 : « La violence règne dans les banlieues populaires. »
    11) Sur la participation
    N°34 : « Les outils existent, mais les pauvres ne les utilisent pas. »
    12) Sur la culture
    N°35 : « Se loger et manger, c’est plus important que la culture. »
    13) Sur l’immigration
    N°36 : « L’immigration augmente beaucoup en France. »
    N°37 : « Les immigrés prennent des emplois aux Français. »
    N°38 : « L’immigration tire les salaires vers le bas. »
    N°39 : « Beaucoup d’immigrés sont des chômeurs. »
    N°40 : « Les étrangers sont attirés par notre protection sociale. »
    N°41 : « La France est un des pays qui accueille le plus d’immigrés. »
    N°42 : « Les familles immigrées font beaucoup d’enfants. »
    N°43 : « Ce sont les étrangers les plus pauvres qui immigrent en France. »
    N°44 : « L’immigration coûte cher à la France. »
    14) Sur les Roms
    N°45 : « Les Roms sont en situation irrégulière en France. »
    N°46 : « Les Roms ne veulent pas travailler. »
    N°47 : « Les Roms sont migrants et nomades. »
    N°48 : « Les Roms ne veulent pas s’intégrer. »
    N°49 : « Le nombre de Roms augmente en France. »
    N°50 : « Il est normal d’évacuer un campement illégal. »
    N°51 : « Les Roms vont prendre les emplois des Français »
    N°52 : « Si on normalise l’accès à l’emploi pour les Roms, on va créer un appel d’air. »
    15) Sur les gens du voyage
    N°53 : « Les gens du voyage s’installent n’importe où. »
    N°54 : « Les gens du voyage roulent en Mercedes. »
    SECO_ NDE PARTIE : « C’EST BIEN BEAU, MAIS ON NE PEUT PAS FAIRE AUTREMENT ». IDÉES REÇUES SUR LES SOLUTIONS.
    1) Sur la pauvreté en général
    N°55 : « Il y aura toujours des pauvres. »
    N°56 : « Vouloir réduire la pauvreté d’un tiers, c’est déjà pas mal. »
    N°57 : « Avec la mondialisation, la hausse de la pauvreté est inéluctable. »
    N°58 : « La lutte contre la pauvreté coûte cher aux classes moyennes. »
    N°59 : « Notre modèle de solidarité enferme les pauvres dans l’assistanat. »
    N°60 : « L’objectif d’éradiquer la misère est un rêve. »
    N°61 : « On donne déjà beaucoup pour l’aide alimentaire et ça ne change rien. »
    2) Sur les minima sociaux
    N°62 : « La France distribue des minima sociaux élevés. »
    N°63 : « Le RSA agit efficacement contre la pauvreté. »
    N°64 : « On devrait obliger les bénéficiaires du RSA à travailler. »
    N°65 : « Augmenter le RSA découragerait les gens de travailler. »
    N°66 : « Il n’y a pas assez d’argent dans les caisses pour augmenter les minima sociaux. » 3) Sur le budget des familles
    N°67 : « Les tarifs sociaux du gaz et de l’électricité aident les plus en difficulté. »
    4) Sur le travail
    N°68 : « On ne pourra jamais trouver du travail pour tout le monde. »
    N°69 : « Pour créer des emplois, il faut baisser les charges sur les (bas) salaires. »
    N°70 : « Pour lutter contre la pauvreté, il faut de la croissance économique. »
    N°71 : « Contre le chômage, on a tout essayé. »
    N°72 : « S’il existait vraiment des travaux utiles à réaliser, le « marché » aurait déjà créé les emplois correspondants. »
    5) Sur la santé
    N°73 : « Avec la CMU, tout le monde a accès aux soins. »
    6) Sur le placement des enfants
    N°74 : « Il vaut mieux placer les enfants pauvres. »
    7) Sur l’école
    N°75 : « La France dépense déjà beaucoup pour l’éducation de ses enfants. »
    N°76 : « Le rôle de l’école n’est pas de régler les inégalités sociales. »
    N°77 : « Pour lutter contre l’absentéisme scolaire, il faut responsabiliser les parents. »
    N°78 : « L’école corrige les inégalités sociales. »
    N°79 : « La mixité sociale nuit à la réussite scolaire. »
    N°80 : « Un enfant scolarisé en ZEP coûte cher. »
    N°81 : « On ne peut pas réduire indéfiniment la taille des classes. »
    N°82 : « Les élèves en difficulté doivent pouvoir aller vers l’enseignement professionnel le plus tôt possible. »
    N°83 : « Les grandes écoles sont ouvertes aux milieux défavorisés. »
    8) Sur le logement
    N°84 : « Le Droit au logement opposable (Dalo) est inefficace. »
    N°85 : « En période de crise, il est normal que l’État réduise l’aide au logement social. »
    N°86 : « Les logements sociaux devraient être attribués en priorité aux gens qui travaillent. »
    N°87 : « Avec les démolitions-reconstructions, on remet de la mixité sociale dans les quartiers. »
    N°88 : « On donne déjà beaucoup aux banlieues. »

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